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THE FUTUR OF DIGITAL CONTENTS' DISTRIBUTION
  • Sophie Boudet-Dalbin

    Docteur en sciences de l'information et de la communication (SIC) de l'Université Paris 2 Panthéon-Assas, je travaille sur la distribution des contenus numériques.

    Ma recherche doctorale, pluridisciplinaire, est une étude prospective qui vise à trouver des solutions concrètes pour la distribution des films par Internet, en mesure de dépasser les stéréotypes et de réconcilier les motivations et contraintes des divers acteurs économiques, créateurs, publics internautes et entités nationales.
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    Doctor in Information and Communication Sciences at the University Paris 2 Panthéon-Assas, I focus on digital content distribution.

    My PhD, multidisciplinary, aimes at finding concrete solutions for digital distribution of films, that would outreach stereotypes as well as reconcile the motivations and constraints of the various economic actors, creators, audience, Internet users and national entities.


  • 19
    04
    2009

    Bang Bang ! Quand le code fait la loi

    Plongée dans mes interrogations sur l’avenir du droit d’auteur et du copyright à l’heure du numérique, je me suis attardée sur les ouvrages de Lawrence Lessig.

    Professeur de droit à Stanford Law School, fondateur du Center for Internet and Society et fervent défenseur de la liberté sur Internet, il a écrit de nombreux ouvrages sur le droit de la propriété intellectuelle.

    Dans un de ses livres, Free Culture – The Nature and Future of Creativity (disponible en ligne dans son intégralité), il illustre ses propos d’un dessin très pertinent de Conrad :

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    « La provision anti-contournement du DMCA (Digital Millennium Copyright Act) vise les technologies de contournement du droit d’auteur. Les technologies de contournement peuvent être utilisées dans différents buts. Elles peuvent par exemple être utilisées pour permettre le piratage massif d’une œuvre protégée par le droit d’auteur – à de mauvaises fins. Ou bien elles peuvent être utilisées pour permettre l’utilisation d’œuvres protégées par le droit d’auteur dans les limites de la copie privée – à de bonnes fins.

    Une arme peut être utilisée pour tirer sur un policier ou un enfant. Il est convenu qu’une telle utilisation est mauvaise. Ou bien, une arme peut être utilisée pour s’entraîner à viser ou se protéger d’un intrus. Certains tout du moins considèrent cela comme une bonne utilisation. Il s’agit également d’une technologie dont on peut se servir à des fins bonnes ou mauvaises.

    Le point évident dont traite Conrad dans son dessin est l’antinomie d’un monde où le port d’arme est légalisé, malgré le mal que ce la peut entraîner, alors que les magnétoscopes (et les technologies de contournement) sont illégales. Que je sache, personne n’est jamais mort d’un contournement du droit d’auteur. Cependant, la loi bannie complètement les technologies de contournement, en dépit de leurs utilisations bénéfiques, mais autorise les armes, malgré les effets négatifs évidents et tragiques qu’elles peuvent avoir. »

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