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THE FUTUR OF DIGITAL CONTENTS' DISTRIBUTION
  • Sophie Boudet-Dalbin

    Docteur en sciences de l'information et de la communication (SIC) de l'Université Paris 2 Panthéon-Assas, je travaille sur la distribution des contenus numériques.

    Ma recherche doctorale, pluridisciplinaire, est une étude prospective qui vise à trouver des solutions concrètes pour la distribution des films par Internet, en mesure de dépasser les stéréotypes et de réconcilier les motivations et contraintes des divers acteurs économiques, créateurs, publics internautes et entités nationales.
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    Doctor in Information and Communication Sciences at the University Paris 2 Panthéon-Assas, I focus on digital content distribution.

    My PhD, multidisciplinary, aimes at finding concrete solutions for digital distribution of films, that would outreach stereotypes as well as reconcile the motivations and constraints of the various economic actors, creators, audience, Internet users and national entities.


  • Archive pour février 2008

    25
    02
    2008

    Avec VIVACODE, la VOD devient vivable

    L’accès à la vidéo gratuite n’a jamais été aussi facile, riche et qualitatif, car l’offre gratuite de contenu a proliféré. La TNT et l’offre ADSL de base satisfont une bonne partie de la demande. Avec la catch-up TV, le streaming et le téléchargement, le spectateur a un large choix. Moins disponible et plus exigeant, il devient beaucoup plus sélectif vis-à-vis des offres payantes.

    Aujourd’hui, l'intérêt pour la vidéo-à-la-demande n'est pas sans rappeler l'engouement qu'avait suscité le DVD à sa sortie. La VOD est un moyen innovant d'accès à la vidéo sur Internet, avec une liberté inégalée. « Reste à accompagner la maturation et le développement des habitudes de consommation avec l’amélioration progressive des catalogues et la mise au point d’offres fidélisantes », comme l'indique la dernière étude du CNC sur les nouvelles formes de consommation des images.

    A la différence des majors, qui tentent de proposer une offre payante sur Internet, pour réagir face au piratage, quelques start-ups issues de la culture Internet développent des architectures techniques, pour (agir) répondre à un besoin réel. Ce besoin, c'est la consommation de contenu audiovisuel en ligne on demand.

    Ainsi, avec Internet, c'est quand je veux, où je veux, comme je veux. VIVACODE l'a bien compris. Cette jeune entreprise innovante propose un système de maîtrise de la dissémination des contenus multimédias sans DRM, qui assure aux auteurs, producteurs et distributeurs de ne pas être privés de leurs droits sur le Web. Plus qu'un simple outil de distribution sécurisée, VIVACODE permet d'utiliser la puissance virale d'Internet.

    Les avantages comparatifs sont indéniables. Avec le .fun (Format Universel Numérique) conçu par VIVACODE, les fichiers deviennent multi-plateformes et multi-formats. Le fait qu'une clé et un lecteur uniques soient générés à chaque demande de lecture, permet d'éviter l'un des principaux freins à l'expansion de la VOD, à savoir le coût d'encodage. De plus, pas besoin d'être forcément connecté au réseau pour visionner la vidéo téléchargée.

    Pour l'instant, le gros de l'activité de VIVACODE est réalisé dans le domaine du e-learning. Espérons que les producteurs et distributeurs cinéma vont vite réaliser le potentiel de cette technologie pour rendre viables les modèles économiques sur Internet et commencer à établir une offre homogène et conviviale pour le consommateur final.

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    20
    02
    2008

    Pour ou Contre le social networking ?

    Je viens de lire un dossier très intéressant dans Chronic'art de ce mois-ci, consacré à la Netocracy, un livre qui vient d'être publié en France, dans lequel les auteurs, deux suédois Alexander Bard et Jan Söderqvist, exposent une nouvelle théorie des rapports de force dans la société de l'information (Netocrate versus Consomtariat).

    Dans le dossier figure un interview d'Adam Greenfield, l'un des plus éminents architectes de l'information, qui a récemment publié EveryWare, la révolution de l'Ubimédia, où il analyse l'omniprésence des technologies de l'information dans le paysage quotidien. Au journaliste qui lui demande comment arriver à faire le tri dans le trop-plein informationnel qui nous entoure, il répond :

    « Je pense que le social networking à la Facebook n'est pas simplement inutile : c'est aussi une activité pernicieuse, injurieuse même par rapport à notre capacité de construire des relations humaines sensées. Nous devrions tous pouvoir repérer la vacuité de certaines tendances et rejeter les produits ou les services qui vont à l'encontre de la complexité et de la profondeur humaine. En ce qui concerne le social networking, honnêtement, la meilleure façon de gagner le jeu, c'est encore de refuser d'y jouer ».

    Moi qui suis sur Facebook et Myspace, mais sans trop de conviction, je trouve cette réflexion assez sensée. Ca prend du temps, c'est souvent très superflue et superficiel, et en plus c'est une prise d'otage des internautes par l'industrie capitaliste. Même si être pour ou contre les réseaux sociaux est un faux débat il me semble, puisqu'il ne sert à rien de lutter contre ce nouveau média qui ne va pas tuer les échanges sociaux dans le monde physique, il est important de cultiver un esprit critique pour faire évoluer la technologie et les pratiques, pour ne pas se laisser enfermer et manipuler.

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