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THE FUTUR OF DIGITAL CONTENTS’ DISTRIBUTION
  • Sophie Boudet-Dalbin

    Diplômée d'une maîtrise en anglais et allemand, j'effectue mes études et occupe divers emplois dans les deux pays.

    Au cours d'un DESS en négociation et gestion de projets internationaux et de stages dans le domaine de la production cinéma et de l'édition vidéo, je me spécialise dans la politique audiovisuelle européenne.

    Je décide d'approfondir mon approche avec un DEA en politiques européennes et me spécialise dans la distribution des films par Internet. Mon étude pluridisciplinaire des enjeux pour l'Union européenne de la distribution numérique des films reçoit la mention TB avec félicitations du jury.

    J'effectue maintenant une thèse en sciences de l'information et de la communication à l'université Paris 2 Assas, sous la direction de Francis Balle, membre du conseil d'administration de l'Institut français de Presse (IFP) et directeur de l'Institut de Recherche et d'Etude en Communication (IREC). J'ai également effectué un semestre de recherche à l'Université de New York au sein du département Culture & Communication.

    Ma recherche, toujours pluridisciplinaire, est une étude prospective qui vise à trouver des solutions concrètes pour la distribution des films par Internet, en mesure de dépasser les stéréotypes et de réconcilier les motivations et contraintes des divers acteurs économiques, créateurs, publics internautes et entités nationales.
    ....................................

    I Graduated with an equivalent of a Bachelor of Arts degrees in English and German. I studied and worked in various places in the UK and Germany.

    During a master's degree of Negotiation and Management of International Projects, I specialized in european audiovisual politics. I also did internships in the film production and video edition field.

    I decided to deepen my approach with an other master's in european politics and specialized in film distribution through the Internet. My multidisciplinary study Film Distribution Through the Internet: Sociocultural, Economical and Geopolitical Stakes received the highest distinction.

    Now I am working on a doctoral degree in Information and Communication Sciences at the University Paris 2 Assas under the direction of Francis Balle, member of the French Press Institute (IFP) Administration Council and head of the Study and Research Institute on Communication (IREC). I was also a visiting scholar at the New York University (NYU) in the Culture and Communication department.

    My research, still multidisciplinary, is a study that aims to find concrete solutions for the digital distribution of films, that would outreach stereotypes as well as reconcile motivations and constraints of the various economic actors, creators, audience, Internet users and national entities.
  • Articles taggés avec ‘DRM’

    8
    03
    2010

    Quand les DRM poussent à pirater

    Vu sur le site Ecrans, ce graphique de Brad Colbow qui a voulu télécharger légalement un livre audio et s’est retrouvé bloqué par des erreurs de cryptage. Le graphique s’intitule “Pourquoi les DRM ne marchent pas” et aurait tout aussi bien pu s’appeler “Pourquoi les consommateurs s’orientent finalement vers le P2P”…

     

    the_brads_drm2

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    22
    02
    2010

    Quand la vache et le bouc se rebellent

    Vu sur Ecrans, ce graphique qui illustre avec humour et simplicité (un peu trop peut-être), le ressenti d’un public qui en a assez d’être la vache (à lait) et le bouc (émissaire) pour une industrie qui peine à adapter ses supports de diffusion (cliquez sur le graphique pour l’agrandir) :

    GxzeV

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    25
    09
    2009

    Remix culture et droit d’auteur

    Article publié le 25 septembre 2009
    sur le blog dédié aux technologies internet qui en couvre l’actualité
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    20
    09
    2009

    La copie privée à l’ère d’Internet – et puis quoi encore ?

    Article publié le 18 septembre 2009
    sur le blog dédié aux technologies internet qui en couvre l’actualité
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    9
    09
    2009

    Légaliser le partage de fichiers

    logo_soutenirHier, à la mairie du 3ème arrondissement de Paris, les membres du collectif Libre Accès, qui défend les auteurs et éditeurs d’oeuvres sous licences libres et ouvertes en France, ont constitué une Société d’Acceptation et de Répartition des Dons (SARD). Il s’en est suivie une petite conférence avec Richard Stallman (inventeur des licences GNU), Bernard Stiegler (philosophe) et Antoine Moreau (créateur de la licence Art Libre).

    L’idée de la SARD est partie du mécénat global de Francis Muguet. “Il s’agit de mettre en place un mécanisme simple de répartition de dons faits par les internautes pour les œuvres de leur choix. Il ne s’agit pas d’une nouvelle taxe, mais d’une nouvelle façon de concevoir le rapport entre les auteurs et le public. Un rapport basé sur l’entente et non sur le conflit.”

    Chaque internaute serait ainsi obligé de payer une somme forfaitaire à son FAI pour pouvoir télécharger. Cette somme serait collectée par la SARD, redistribuée ensuite aux artistes selon le calcul du succès (vote des internautes pour les œuvres qui méritent selon eux rémunération) puis un “système de racine cubique” (qui empêcherait que tout aille aux stars). On peut imaginer un bouton en bas de chaque page Internet. Les internautes pourraient ainsi voter très facilement, sans s’identifier et avec la garantie que le don aille directement aux artistes.

    Selon Richard Stallman, le mécénat global présente l’avantage, par rapport à la licence globale, de ne pas être intrusif, puisqu’il ne nécessite pas de surveillance des réseaux ni de DRM, et de ne pas écarter les “auteurs émergents” d’ordinaire noyés dans les statistiques des grandes sociétés de gestion qui répartissent par sondage.

    Pour Bernard Stiegler, la société moderne souffre d’une “bêtise systémique”, devenue notre système économique mondial. Il en découlerait la prolétarisation de l’amateur d’art, sa perte de savoir et de connaissance. En ce sens, le projet de loi HADOPI pourrait être perçu comme un “acharnement thérapeutique” pour maintenir ce système et par là même le monopole du savoir. Mais avec Internet, et le mouvement du logiciel libre notamment, une figure de l’amateur d’art serait entrain de renaître, qui annoncerait la fin de ce système.

    Le philosophe rappelle qu’au 19e siècle, pour être amateur d’art, il fallait “faire de l’art”, se l’approprier. Ainsi, on ne pouvait connaître véritablement un tableau qu’en l’ayant copié, apprécier une symphonie qu’en ayant fait partie de l’ensemble. Et Antoine Moreau de souligner que nous sommes tous artiste et qu’il est impératif de retrouver cette tradition de l’art qui se diffuse, se vit, se transmet. Le mouvement du logiciel libre lui apparaît en ce sens une démarche intéressante.

    Il est certainement un peu tôt pour la SARD, mais l’essentiel est de regarder dans la bonne direction !

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    19
    04
    2009

    Bang Bang ! Quand le code fait la loi

    Plongée dans mes interrogations sur l’avenir du droit d’auteur et du copyright à l’heure du numérique, je me suis attardée sur les ouvrages de Lawrence Lessig.

    Professeur de droit à Stanford Law School, fondateur du Center for Internet and Society et fervent défenseur de la liberté sur Internet, il a écrit de nombreux ouvrages sur le droit de la propriété intellectuelle.

    Dans un de ses livres, Free Culture - The Nature and Future of Creativity (disponible en ligne dans son intégralité), il illustre ses propos d’un dessin très pertinent de Conrad :

    16

    “La provision anti-contournement du DMCA (Digital Millennium Copyright Act) vise les technologies de contournement du droit d’auteur. Les technologies de contournement peuvent être utilisées dans différents buts. Elles peuvent par exemple être utilisées pour permettre le piratage massif d’une œuvre protégée par le droit d’auteur - à de mauvaises fins. Ou bien elles peuvent être utilisées pour permettre l’utilisation d’œuvres protégées par le droit d’auteur dans les limites de la copie privée - à de bonnes fins.

    Une arme peut être utilisée pour tirer sur un policier ou un enfant. Il est convenu qu’une telle utilisation est mauvaise. Ou bien, une arme peut être utilisée pour s’entraîner à viser ou se protéger d’un intrus. Certains tout du moins considèrent cela comme une bonne utilisation. Il s’agit également d’une technologie dont on peut se servir à des fins bonnes ou mauvaises.

    Le point évident dont traite Conrad dans son dessin est l’antinomie d’un monde où le port d’arme est légalisé, malgré le mal que ce la peut entraîner, alors que les magnétoscopes (et les technologies de contournement) sont illégales. Que je sache, personne n’est jamais mort d’un contournement du droit d’auteur. Cependant, la loi bannie complètement les technologies de contournement, en dépit de leurs utilisations bénéfiques, mais autorise les armes, malgré les effets négatifs évidents et tragiques qu’elles peuvent avoir.”

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    8
    01
    2009

    Vers la fin du piratage de musique ?

    itunesCa y est ! Apple supprime les verrous sur la musique achetée sur iTunes. C’est un grand pas. Les utilisateurs le demandaient depuis longtemps. Les majors et Apple le proposent enfin. Le piratage n’a qu’à bien se tenir, il a là un sérieux concurrent ! (ou bien ?…)

    C’est un grand pas car iTunes demeure le plus gros distributeur de musique du monde avec un catalogue de 10 millions de titres, 6 milliards de chansons vendues, et 75 millions de compte ouverts avec des cartes de crédit. On passe donc du prix unique (99 centimes) à trois prix: 69 cents pour les vieux morceaux, 99 cents pour les morceaux récents et 129 cents pour les hits.

    Le grand bouleversement c’est l’abandon des DRM (protection technique des droits d’auteur et de reproduction dans le domaine numérique). En clair, tout morceau acheté sur iTunes pourra maintenant circuler librement d’un ordinateur à l’autre (Amazon permet ça depuis pluisieurs mois). 8 millions de titres sont déjà téléchargeables. Les 2 millions restants le seront à la fin du trimestre.

    Va-t-on vers la fin du piratage de musique ? La fin des DRM va dans la bonne direction pour l’industrie en tous cas. Mais la bonne question est plutôt, va-t-on vers un équilibre des différentes offres de distribution de musique (on-line, off-line) ? Cela s’est récemment vérifié, piratage ne veut pas forcément dire baisse des ventes. L’album Ghosts I-IV de Trent Reznor, distribué sous licence libre sur les réseaux P2P, figure en effet en tête des albums les plus vendus en 2008 sur la plateforme de téléchargement d’Amazon aux Etats-Unis.

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    25
    02
    2008

    Avec VIVACODE, la VOD devient vivable

    L’accès à la vidéo gratuite n’a jamais été aussi facile, riche et qualitatif, car l’offre gratuite de contenu a proliféré. La TNT et l’offre ADSL de base satisfont une bonne partie de la demande. Avec la catch-up TV, le streaming et le téléchargement, le spectateur a un large choix. Moins disponible et plus exigeant, il devient beaucoup plus sélectif vis-à-vis des offres payantes.

    Aujourd’hui, l'intérêt pour la vidéo-à-la-demande n'est pas sans rappeler l'engouement qu'avait suscité le DVD à sa sortie. La VOD est un moyen innovant d'accès à la vidéo sur Internet, avec une liberté inégalée. “Reste à accompagner la maturation et le développement des habitudes de consommation avec l’amélioration progressive des catalogues et la mise au point d’offres fidélisantes”, comme l'indique la dernière étude du CNC sur les nouvelles formes de consommation des images.

    A la différence des majors, qui tentent de proposer une offre payante sur Internet, pour réagir face au piratage, quelques start-ups issues de la culture Internet développent des architectures techniques, pour (agir) répondre à un besoin réel. Ce besoin, c'est la consommation de contenu audiovisuel en ligne on demand.

    Ainsi, avec Internet, c'est quand je veux, où je veux, comme je veux. VIVACODE l'a bien compris. Cette jeune entreprise innovante propose un système de maîtrise de la dissémination des contenus multimédias sans DRM, qui assure aux auteurs, producteurs et distributeurs de ne pas être privés de leurs droits sur le Web. Plus qu'un simple outil de distribution sécurisée, VIVACODE permet d'utiliser la puissance virale d'Internet.

    Les avantages comparatifs sont indéniables. Avec le .fun (Format Universel Numérique) conçu par VIVACODE, les fichiers deviennent multi-plateformes et multi-formats. Le fait qu'une clé et un lecteur uniques soient générés à chaque demande de lecture, permet d'éviter l'un des principaux freins à l'expansion de la VOD, à savoir le coût d'encodage. De plus, pas besoin d'être forcément connecté au réseau pour visionner la vidéo téléchargée.

    Pour l'instant, le gros de l'activité de VIVACODE est réalisé dans le domaine du e-learning. Espérons que les producteurs et distributeurs cinéma vont vite réaliser le potentiel de cette technologie pour rendre viables les modèles économiques sur Internet et commencer à établir une offre homogène et conviviale pour le consommateur final.

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    22
    01
    2008

    "Je ne volerais pas 1 voiture… mais je télécharge des films"

    A lire aujourd'hui, un article paru sur Ecrans.fr. La journaliste Astrid Girardeau y décrit la nouvelle campagne pro-partage du groupe des Verts/Alliance libre européenne qui s'insurge contre “la propagande anti-piratage de l'industrie du divertissement”.

    Voici un petit extrait de leur campagne, qui selon moi résume très bien la problématique actuelle : “L’industrie des médias n’a pas réussi à offrir des alternatives légales viables et ils n’ont pas réussi à convaincre les consommateurs que le partage était du vol. Malheureusement, ils ont réussi dans un autre domaine — le lobbying pour faire des lois pour criminaliser le partage, en tournant les consommateurs en criminels. Ils affirment que leurs lois sont nécessaires pour soutenir les artistes, mais en réalité, elles sont là pour protéger leurs propres bénéfices.

    La résistance s'organise !

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    21
    01
    2008

    La distribution des films par Internet avance

    La semaine dernière, j'ai pu enfin rencontrer Pierre Col, responsable marketing et business développement d'UbicMedia. Cette jeune entreprise a développé PUMit, une technologie “post-DRM” qui permet de diffuser du contenu (films, musique) sur Internet. Tout ceci est franco-français et très prometteur !

    Le point de départ de PUMit : Comment faciliter la circulation des œuvres sur Internet sans la freiner à coup de DRM ou de piratage abusifs ?

    Le fonctionnement de PUMit : L'ayant droit va sur le site pour y mettre le fichier source. PUMit sépare le fichier en deux parties. D'un côté, un “fichier nomade” MPEG4 contenant 95 à 99 % du contenu librement copiable et rediffusable. De l'autre, un flux de contrôle envoyé par le serveur PUMit à très faible débit, qui va reconstituer le contenu original. L'ayant droit définit les conditions de diffusion, la zone géographique, les prix. Il peut ensuite à tout moment modifier ces conditions directement sur le site.

    L'utilisation concrète de PUMit : Les fichiers peuvent être distribuer via les systèmes de P2P, performants et très utilisés. L'utilisateur va alors télécharger le fichier et par exemple pouvoir visionner les 2 premières minutes puis sera invité à payer 2 € pour pouvoir voir le fichier dans son intégralité. Ou alors le site d'un festival, comme celui du festival Cinéma Nouvelle Génération pourra proposer en VOD les films en compétition. PUMit, lui, se rémunère sur un pourcentage fixe par unité achetée et pour chaque visionnage.

    Pourquoi PUMit a un avenir prometteur : Idéal pour les producteurs indépendants, adapté aux nouvelles attentes de tester avant de payer pour un téléchargement, répondant à un besoin d'économie de bande passante, simple et souple, PUMit est un système très séduisant, tant pour l'utilisateur que pour l'ayant droit.

    Pourquoi PUMit ne pourra pas devenir, en l'état, un standard pour la distribution de films sur Internet : Accessible seulement pour les utilisateurs de PC, les adeptes de Mac devront attendre. Le multi-plateforme demeure cependant un gage de réussite pour les futurs systèmes de distribution de contenu sur Internet.

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