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THE FUTUR OF CULTURAL CONTENTS’ DIGITAL DISTRIBUTION
  • Sophie Boudet-Dalbin

    Diplômée d'une maîtrise en anglais et allemand, j'effectue mes études et occupe divers emplois dans les deux pays.

    Au cours d'un DESS en négociation et gestion de projets internationaux et de stages dans le domaine de la production cinéma et de l'édition vidéo, je me spécialise dans la politique audiovisuelle européenne.

    Je décide d'approfondir mon approche avec un DEA en politiques européennes et me spécialise dans la distribution des films par Internet. Mon étude pluridisciplinaire des enjeux pour l'Union européenne de la distribution numérique des films reçoit la mention TB avec félicitations du jury.

    J'effectue maintenant une thèse en sciences de l'information et de la communication à l'université Paris 2 Assas, sous la direction de Francis Balle, membre du conseil d'administration de l'Institut français de Presse (IFP) et directeur de l'Institut de Recherche et d'Etude en Communication (IREC). J'ai également effectué un semestre de recherche à la New York University (NYU), au sein du département Culture & Communication.

    Ma recherche, toujours pluridisciplinaire, est une étude prospective qui vise à trouver des solutions concrètes pour les distributeurs cinématographiques à l'ère numérique.
    ....................................

    I Graduated with an equivalent of a Bachelor of Arts degrees in English and German. I studied and worked in various places in the UK and Germany.

    During a master's degree of Negotiation and Management of International Projects, I specialized in european audiovisual politics. I also did internships in the film production and video edition field.

    I decided to deepen my approach with an other master's in european politics and specialized in film distribution through the Internet. My multidisciplinary study Film Distribution Through the Internet: Sociocultural, Economical and Geopolitical Stakes received the highest distinction.

    Now I am working on a doctoral degree in Information and Communication Sciences at the University Paris 2 Assas under the direction of Francis Balle, member of the French Press Institute (IFP) Administration Council and head of the Study and Research Institute on Communication (IREC). I was also a visiting scholar at the New York University (NYU) in the Culture and Communication department.

    My research, still multidisciplinary, is a study that aims to find concrete solutions for the future of film distributors in a digital era.
  • Articles taggés avec ‘Internet’

    6
    01
    2009

    Vers la fin de la télé publique ?

    france_television_cop__woerth_sarkozyVoici quelques passages d’un article bien ficelé, lu sur le site d’Ecrans : “Pas de télé publique de qualité sans financement pérenne”.

    A bon entendeur…

    “Isabelle Roberts et Raphaël Garrigos, spécialistes des médias à “Libération” ont répondu à vos questions sur la fin de la pub à la télévision publique.

    Pourquoi avoir choisi d’interdire la publicité uniquement après 20h alors qu’on aurait pu l’interdire, par exemple, à l’heure où les enfants se trouvent devant le poste, c’est-à-dire en début de matinée, en fin d’après-midi et le mercredi après-midi ?
    Effectivement, cette coupure 20 heures - 6 heures est assez incohérente. Supprimer la pub dans les émissions pour enfants, c’était l’objet d’un amendement socialiste à l’Assemblée, qui a été rejeté.

    Et quoi de mieux pour la financer, que de payer une redevance bien proportionnée ?
    La redevance française est en effet une des plus basses d’Europe. 116 euros (bientôt 118 ou 119 avec l’indexation sur l’inflation) contre beaucoup plus en Grande-Bretagne (en fait, on sait plus, mais faites nous confiance, c’est beeeaaaaucoup plus). L’augmentation de la redevance a été au coeur des débats de la commission Copé, mais Sarkozy refuse toute augmentation. Et Copé a dit que lui vivant la redevance n’augmenterait pas. Pas de bol, la question devrait revenir sur le tapis lors de l’examen de la loi au Sénat à partir de mercredi.

    Trêve de gaudrioles, la période des confiseurs étant terminée, peut-on dire que la suppression de la publicité et l’absence de financements de substitution efficaces sonne-t-elle la fin du service public de l’audiovisuel ?
    La réponse est dans la question : pas de bras, pas de chocolat. Pas de financement pérenne, pas d’audiovisuel public de qualité.

    Sur le principe, je ne peux que me réjouir de la fin de la pub sur la télé publique. Mais dans les faits, je ne peux pas m’empêcher de l’associer au nouveau système de désignation-révocation du président de France Télévisions. Et donc à une mise au pas. A une asphyxie à plus ou moins long terme.
    Pas mieux !

    Quel moyen dispose la télé publique pour garantir son indépendance et la qualité de ses émissions ?
    Si vous parlez de son indépendance financière, elle n’en a pas, ou du moins plus. Le gouvernement finance le manque à gagner de la pub mais pas de nouveaux programmes, ni d’innovations.

    Le principe de ne plus diifuser de publicité me plaît plutôt. Ce que je trouve préoccupant concerne le financement. Bien évidemment se pose la question de la compensation intégrale. sera-t-elle réelle ? et surtout le fait que le budget soit accordé annuellement et non pour une période plus importante (5 ans par exemple) ne risque-t-il de devenir un moyen de pression sur les dirigeants de France télévisions ?
    Effectivement, Carolis — si Sarkozy lui prête vie — devra chaque année aller mendier la reconduction des 450 millions d’euros promis par le gouvernement, voire plus si la pub restante ne rapporte pas autant que prévu. De plus, la redevance est versée directement à France Télévisions, alors que les 450 millions issus de deux taxes passeront d’abord par les caisses de l’Etat. D’où des tentations possibles de se servir en cas de crise.

    Personne ne s’est plaint ni n’a demandé la supression de la pub sur France Télé. En ces temps de crises, cette réforme était-elle si urgente ? Ne vallait-il pas mieux distribuer cet argent a des entreprises en difficulté ?
    Si, si, quelqu’un a demandé la suppression de la pub sur France Télévisions : TF1, dans un Livre blanc remis au gouvernement fin 2007.

    Pensez-vous que cela augure une privatisation prochaine de France 2 ?
    Le fait que France Télévisions dépende désormais principalement du bon vouloir financier et politique de l’Etat permet toutes les conjectures. Mais à qui vendre France 2 ? A Lagardère au risque de faire de la peine à Martin Bouygues ? Dilemme…

    Quand TF1 et M6 pourront couper doublement leur film par la pub ? Quelle manne financière cela leur rapportera ?
    Dès que la loi, que le Sénat examine à partir de mercredi, sera promulguée. Normalement, à la mi-février, sauf accident de parcours.

    Y a-t-il d’autres cas en Europe de chaînes publiques sans pub (la BBC peut-être ?) ? Et comment s’en sortent-elles ?
    Ouhla la thèse de troisième cycle… La BBC n’a jamais eu de pub mais n’est pas le modèle de vertu souvent décrit. Le cas intéressant, c’est celui de Yle, la télé publique finlandaise, où la pub a été supprimée. Mais ça s’est fait dans la douleur : fusion des rédactions, baisse des effectifs, notamment. Amusant, le modèle d’Yle a inspiré la commission Copé…

    Comment peut-on appliquer une loi qui n’est pas encore votée ?
    En exigeant de Patrick de Carolis, PDG de France Télévisions, qu’il prenne lui-même la décision en conseil d’administration. C’est ce qui s’est passé le 16 décembre dernier.

    Comment va-t-on faire sa pause pipi maintenant ?
    ENFIN LES VRAIES QUESTIONS !

    Pour financer la télévision publique une des solutions est de taxer l’accès à internet.
    C’est fait ! Une taxe de 0,9% sur le chiffre d’affaires des FAI financera en partie France Télévisions (sauf modification du Sénat).”

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    6
    11
    2008

    Le web de demain

    Toujours dans sa quête vers le web de demain, Manuel Vila nous expose sa vision du bouche à oreille numérique, avec une fonction “propager” améliorée :

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    22
    01
    2008

    "Je ne volerais pas 1 voiture… mais je télécharge des films"

    A lire aujourd'hui, un article paru sur Ecrans.fr. La journaliste Astrid Girardeau y décrit la nouvelle campagne pro-partage du groupe des Verts/Alliance libre européenne qui s'insurge contre “la propagande anti-piratage de l'industrie du divertissement”.

    Voici un petit extrait de leur campagne, qui selon moi résume très bien la problématique actuelle : “L’industrie des médias n’a pas réussi à offrir des alternatives légales viables et ils n’ont pas réussi à convaincre les consommateurs que le partage était du vol. Malheureusement, ils ont réussi dans un autre domaine — le lobbying pour faire des lois pour criminaliser le partage, en tournant les consommateurs en criminels. Ils affirment que leurs lois sont nécessaires pour soutenir les artistes, mais en réalité, elles sont là pour protéger leurs propres bénéfices.

    La résistance s'organise !

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    25
    11
    2007

    Lutte contre le piratage : permis à point sur Internet

    b448d3b763504b1f1859bc946c6cebfaSi l'offre légale sur Internet ne parvient pas vraiment à endiguer le piratage, ce n'est pas faute de chercher les formules. Si possible magiques comme l'espèrent les industries culturelles. Paiement à l'unité, systèmes d'abonnement, recettes publicitaires pour payer les ayants droit, tout le monde traque frénétiquement la pierre philosophale.

    Mais qui sont ces pirates, ces “hors-la-loi”, si l'on reprend les termes de notre cher président (voir son discour) ? Quel est ce “Far Ouest high-tech”, cette “zone de nom droit” numérique ? La situation demeure complexe. Un individu qui s'abonne à des formules d'accès à Internet haut débit est tout aussi bien un consommateur de produits en ligne, qu'il faut donc choyer, qu'un pirate en puissance, capable de télécharger toutes sortes de contenus.

    Le gouvernement s'est ainsi lancé à l'abordage du piratage, aux côtés des industries culturelles. En septembre dernier, Christine Albanel, ministre de la Culture, confie à Denis Olivennes, PDG de la Fnac, une double mission : lutter contre le piratage et développer l'offre légale. Les conclusions du “rapport Olivennes” sont tombées hier, accompagnées d'un accord tripartite (Etat ; professionnels de l'audiovisuel, du cinéma, de la musique ; fournisseurs d'accès à Internet).

    En résumé, l'accord prévoit :
    - des mesures de filtrages des contenus sur Internet,
    - l'envoi de messages d'avertissement aux internautes fraudeurs,
    - et en cas de récidive, une suspension, voire une résiliation de leur abonnement Internet.
    En échange, les ayants droits et majors s'engagent à quelques concessions :
    - l'abandon total des DRM (mesures de protection qui empêche de lire sur plusieurs terminaux un morceau de musique acheté en ligne),
    - la sortie des films en VOD sera désormais alignée sur celle des DVD (6 mois après la sortie en salle, contre 7 et demi actuellement).

    Alors que l'industrie du disque a enregistré une nouvelle baisse de son activité de 22 % sur les neuf premiers mois de l'année et que les ventes de DVD commencent à baisser dans l'Hexagone, le gouvernement fait le pari, en se basant sur des exemples étrangers, que de simples avertissements suffisent dans la majorité des cas à dissuader les internautes de s'adonner à des pratiques illégales de partage de fichiers (P2P). Aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, les messages d'avertissement expérimentés par Time Warner Cable ou British Telecom auraient suffi dans 90 % des cas à mettre fin à ces pratiques.

    Après un échec relatif de l'application de la loi DADVSI, qui prévoyaient des peines de prison pour les contrefacteurs, le nouveau gouvernement préfère désormais une approche graduée avec des peines civiles et non plus pénales. Il s'agit d'une nouvelle mouture inspirée notamment de la politique mise en place pour le permis de conduire : deux messages d'avertissement puis le passage aux sanctions. Le rapport prévoit une première suspension de l'abonnement de dix à quinze jours en cas de récidive puis, stade ultime, une résiliation du contrat de l'abonné et son inscription dans un fichier d'internautes radiés, sorte de “liste noire”, pendant une durée qui pourrait tourner autour d'un an.

    “C'est un accord important par ses mesures, et surtout l'unanimité”, a assuré M. Olivennes. Pourtant, l'Adami (société de gestion collective des droits des artistes-interprètes) regrette “que les organisations représentant les consommateurs et le public n'aient pas fait partie des négociations de cet accord, alors que l'efficacité des dispositifs destinés à lutter contre la gratuité dépend aussi du consentement du public et donc de son adhésion aux objectifs poursuivis”.

    “Nous n'avons jamais dit que nous allions éradiquer le piratage, conclut Olivennes ; mais seulement le rendre plus compliqué et plus coûteux pour les petits téléchargeurs ordinaires.” Presque immédiatement, de nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer des mesures répressives, leur inefficacité démontrée et la systématisation des sanctions à travers la mise en place d'une autorité administrative indépendante toute-puissante. “Je veux bien que l'on m'accuse d'être liberticide, ironise M. Olivennes, mais quatre avertissements pour en arriver là, ça ne me paraît pas être un régime de sanctions digne de la Chine ou de la Corée du Nord.”

    “Surenchère répressive”, “police privée du Net”, “justice parallèle”. Le mots fusent. Les associations de défense des internautes, comme la ligue Odebi, rappellent qu'il est “inacceptable que le pouvoir du juge soit transféré à une autorité dotée des moyens humains et techniques nécessaires à l'avertissement et à la sanction, et chargée d'appliquer le mécanisme de la riposte graduée”.

    Les industriels de la musique font un pas vers l'ouverture et s'engagent à abandonner les DRM sur les œuvres françaises dans l'année suivant l'instauration de ce dispositif de riposte. Les industriels de l'audiovisuel et du cinéma offrent quant à eux une contrepartie et sont prêts à réduire le laps de temps entre la sortie en salle et la distribution en vidéo à la demande. C'est toujours ça de pris. Mais le jeu en vaut-il la chandelle ?

    Force est de constater l'impossibilité juridique des mesures envisagées, notamment à cause des réseaux Wi-Fi, trop perméables qui ne permettraient pas de savoir qui a réellement utilisé la connexion Internet filaire. De plus, quant à la mise ne place de systèmes de filtrage, comment accepter que des personnes privées puissent filtrer et vérifier des échanges privés, licites ou non ? Ensuite, le fait, en cas de récidive du pirate, de devoir couper la connexion à Internet ne réjouit aucun fournisseur d'accès. En débranchant Internet, on risque de couper aussi le téléphone et la télévision pour les abonnés aux offres triple play.

    Cerise sur le gâteau, le discours prononcé par le président de la République, lors de la remise officielle de l'accord. La vision d'Internet exprimée par Sarkozy donne à penser : “C'est à une véritable destruction de la culture que nous risquons d'assister.” “Pourquoi le citoyen ordinaire, habituellement respectueux de la loi, préférerait s'approvisionner dans des entrepôts clandestins.” “(…) des comportements moyenâgeux, où, sous prétexte que c'est du numérique, chacun pourrait librement pratiquer le vol à l'étalage.” Et enfin, ma préférée : “La France va retrouver une position de pays leader dans la campagne de civilisation des nouveaux réseaux.” (nostalgie de l'époque coloniale ?…)

    Ces propos ont immédiatement fait réagir l'April (association française de défense et promotion du logiciel libre), qui considère Nicolas Sarkozy totalement incompétent dans le domaine : “Il parle de comportements moyenâgeux, de vol, mais c'est son discours qui est d'une autre ère et montre qu'il n'a pas compris les différences fondamentales entre biens matériels et créations immatérielles”.

    Concernant le calendrier de mise en place de cet accord, le Parlement ne débattra manifestement qu'après les municipales et l'autorité indépendante n'aura sans doute de vrais moyens qu'en 2009. Quant au chef de l'Etat, il a donné rendez-vous dans six mois aux signataires de l'accord “pour faire le bilan” de son application et si besoin est, faire évoluer l'accord. Denis Olivennes nous prévient cependant que le système “ne sera efficace que si son application est massive et systématique”. A bon entendeur…

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    21
    10
    2007

    Internet, premier moyen de communication des Français

    Sur son portail de la société de l’information, le gouvernement nous informe que, selon une étude de Médiamétrie de septembre 2007,

    Internet est désormais le premier moyen de communication privée entre les Français (avec 37 % des communications) devant le téléphone portable (32,1 %) et le téléphone fixe (30,9 %). Et de plus en plus de détenteurs de téléphone portable ont désormais Internet sur leur mobile (58 %).

    La révolution est en marche !

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    17
    10
    2007

    Radiohead et l'économie du don

    Radiohead vient de mettre en ligne son dernier album, In Rainbows. Le célèbre groupe anglais n'est plus rattaché à un label. Il a ainsi décidé de distribuer son album directement sur son site officiel.

    Les amateurs de bon son peuvent télécharger l'album en toute légalité et choisir le montant, ou bien choisir de recevoir par la Poste le coffret CD deluxe contre un prix fixe.

    Le prix minimum pour télécharger n'est rien de moins que £ 0.45 (frais de réglement par carte de crédit). Après avoir rempli quelques renseignements personnels, un lien Internet est donné, d'où l'heureux cyber-client peut télécharger les 10 morceaux, sans système de protection numérique (DRM).

    Ce n'est pas la première fois qu'un artiste décide de distribuer gratuitement sa musique. Prince a ainsi lancé en juillet dernier son album 3121 en offrant son CD aux acheteurs du Daily Mail. Jamiroquai et Oasis, deux grands noms de la musique qui n'ont eux aussi pas de label, seraient également en train de considérer l'alternative de la distribution gratuite.

    Mais comment les artistes arrivent-ils à se rémunérer ? Sachez que les internautes qui auront choisi de ne rien payer pour télécharger l'album de Radiohead vont cependant devoir fournir des informations personnelles lors de leur inscription, informations qui seront utilisées pour les futures campagnes promotionnelles. Et Radiohead aura eu toutes ces infos pour peanut.

    Les albums gratuits augmentent également la demande pour les concerts et les produits physiques. Prince, par exemple, après avoir distribué gratuitement son album, avait annoncé 21 dates de tournée à Londres. Tous les concerts affichaient complet.

    Cela ne signifie pourtant pas la mort de l'industrie du disque. Les labels justifient leur rôle d'intermédiaire pour la distribution physique et les campagnes de publicité. Mais de nouveaux modèles économiques doivent être inventés afin de rivaliser avec le gratuit et trouver des alternatives, comme le partage des revenus publicitaire, le téléchargement financé par le visionnage de publicité, le sponsoring…

    Pour ma part j'ai payé £ 0.90. Je fonde beaucoup d'espoirs dans cette économie du don. Outre le côté un peu austère du site Internet et les quelques informations perso à donner, le téléchargement est très rapide. Et la musique tellement bonne ! Personnellement, c'est le morceau Reckoner que je préfère.
    Bon téléchargement !

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    4
    05
    2007

    MIT International Conference about Web 2.0

    The weekend of April 27-29, 2007, the international conference MiT5: Creativity, Ownership and Collaboration in the Digital Age was held at the Massachusets Institute of Technology in Cambridge, USA. Various digital technologies and internet specialists were gathered to think about the Web 2.0's social, economical and legal implications. All with the same questions. Are we really in a new era? What is this new culture? How can we make the best of it? What traps should we avoid?

    Web 2.0: Not so new

    The now very trendy term “Web 2.0″ expresses the promise of a new Internet version. This is maybe not a revolution but there are undeniable evolutions. How do we understand the difference between marketing buzz and real social transformations? What is really new with the Web 2.0?

    Communication is the key word. There is nothing new in the desire to meet people and build communities. However, the Internet users can now express their preferences and interact with (virtually) the entire world, with sites like MySpace, by posting a commentary, voting, and sharing a file. The participatory culture reaches a new scale, with P2P systems in particular.

    User-generated content is also a great Web 2.0 novelty. It goes along with remix. With sites like YouTube that offer fast and simple tools, the “reuse culture” becomes widespread. It is no longer about reaffirming the authority of the original piece but illustrating the intention of the new one. No more passive contemplation, it is an open call to join in. Thus, the media convergence goes along with a producer-consumer convergence.

    As long as there have been humans, individuals have gathered in order to collaborate, think and act. Since the last few years, a new kind of collective intelligence appeared, in a way that would have never before been possible. The free collaborative encyclopedia Wikipedia shows the power of the Internet that makes it possible for experts and non-experts to collaborate and produce a quality content accessible to all (the ones who are connected to the Internet…).

    The business world is also part of this new gathering, with sites like eBay or Amazon. From now on, as Chris Anderson explained it with his Long Tail concept, there is room for all products, no more storage problems. All niche[s] markets can make up a market share that rivals or exceeds the few bestsellers and blockbusters. From this abundance came the “culture snack”, as defined by Wired magazine. “Pop culture now comes packaged like cookies or chips, in bite-size bits for high-speed munching. It's instant entertainment - and boy, is it tasty.”

    A new social activism appears. New social activists take hold of the Internet to criticize and offer an alternative to the capitalist system. The aim is to connect to the Web for political action and get off the Internet to act in the real world.

    While the Web 1.0 challenge was access, the Web 2.0 demands better understanding of the beneficiaries of all those changes and of the growing industry appropriation of the Internet.

    Copyright 2.0: Not so fair play

    New technologies change the way we see property. In cyberspace, value no longer lies in object but in access, the author is no longer individual but collective, the aim is no longer to safeguard the original but to create an evolving piece of art. How do we make two very different semantics of property coexist? What is the impact on our relationship to new technologies? How can copyright evolve?

    Copyright is based on a classical liberal framework with the notion of exclusive right. Digital copyright has threatened all that, through non-commercial users. The DRM tried to limit the bleeding. But the industry realizes its limits. It is now important to think about a way to compensate user-generated content. Collective licensing also appears as an interesting way of expressing a new copyright view.

    Aside from the legal repression, the industry has been attempting for a few years to educate the Internet users through anti-piracy campaigns which show users as criminals. Those actions seem to protect only the industry interests and raise the problem of
    the presence of corporations in classrooms. They shape how a whole generation sees new technologies. Then, fair use is not presented at all or is discussed as risky.

    The US copyright law, faced with technological changes, evolved along with court rulings. In 1984, the Supreme Court decision in the case Sony v. Betamax reaffirms fair use by allowing VHS recording and copying for personal use. In 2005, the case MGM v. Grokster rules on the P2P systems. A victory for the majors. One who distributes a device with the object of promoting its use to infringe copyright is liable for the resulting acts of infringement by third parties. Last March, Viacom filed a lawsuit, accusing Google of copyright infringement. If this goes to trial, the sentence will be decisive for the evolution of copyright and the Web 2.0.

    We must keep in mind that capitalist culture is part of the new technologies. Thus, as soon as we buy a computer, we are owned by a big corporation.

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    2
    05
    2007

    Conférence internationale au MIT sur le Web 2.0

    Le week-end dernier, 27-29 avril 2007, la conférence internationale MiT5: Creativity, Ownership and Collaboration in the Digital Age s'est tenue au MIT (Massachusets Institute of Technology) à Cambridge, USA. Divers spécialistes des technologies numériques et du média Internet y étaient réunis pour réfléchir sur les implications sociales, économiques et juridiques du Web 2.0. Tous avec les mêmes interrogations. Sommes-nous vraiment dans une nouvelle ère ? Quelle est donc cette culture émergente ? Comment en tirer le meilleur parti ? Quels pièges éviter ?

    Web 2.0 : pas si nouveau

    Le terme “Web 2.0″, désormais très à la mode, porte en lui la promesse d'une nouvelle version d'Internet. Il ne s'agit peut-être pas d'une révolution mais les évolutions sont indéniables. Comment faire la part entre buzz marketing et réels bouleversements sociaux ? Qu'est-ce que le Web 2.0 apporte de vraiment nouveau ?

    La communication est le maître-mot. Le désir de rencontrer des gens et construire des communautés n'a rien de nouveau, mais l'internaute peut maintenant exprimer ses préférences et interagir avec (virtuellement) le monde entier, par le biais de sites comme MySpace, en postant un commentaire, en votant, en mettant à disposition des fichiers. La culture participative atteint alors une nouvelle échelle, avec notamment les systèmes de P2P.

    La possibilité pour l'usager de soumettre son propre contenu (user generated content) est également une des grandes nouveautés du Web 2.0. Cela va de paire avec le remix. En mettant à disposition des outils simples et rapides, des sites comme YouTube généralisent la “culture du détournement”. Il ne s'agit plus de réaffirmer la crédibilité de l'œuvre originale mais d'illustrer sa propre démarche. L'intention n'est plus la contemplation passive, c'est un appel ouvert à la participation. Ainsi, la convergence des médias est couplée avec une convergence producteur-consommateur.

    De tous temps, les individus se sont unis afin de collaborer, réfléchir, agir. L'intelligence collective atteint aujourd'hui de nouvelles proportions. Le projet d'encyclopédie libre Wikipedia montre la puissance d'Internet qui permet de faire collaborer experts et amateurs pour produire un contenu de qualité accessible à tous (ceux qui sont connectés à Internet…).

    Le monde marchand est lui aussi touché par cette mise en commun d'une nouvelle ampleur, avec des sites comme eBay ou Amazon. Désormais, comme l'a montré Chris Anderson avec son concept de Long Tail, tous les produits ont leur place, plus de problème de stockage. Tous les marchés de niches réunis rapportent autant que les hits. De cette abondance est née la “culture snack”, comme l'a définie le magazine Wired. L'industrie soigne l'emballage de produits que l'internaute va venir picorer frénétiquement.

    Un nouveau type d'activisme social voit alors le jour. De nouveaux acteurs sociaux s'emparent d'Internet pour critiquer et offrir une alternative au système capitaliste. L'enjeu est de rassembler dans le monde virtuel autour d'une action politique pour ensuite agir dans le monde réel.

    Tandis que l'enjeu du Web 1.0 était l'accès, les défis du Web 2.0 sont de savoir à qui vont profiter tous ces changements et d'être conscient de l'appropriation grandissante d'Internet par l'industrie.

    Droit d'auteur 2.0 : pas si fair-play

    Les nouvelles technologies bouleversent la notion de propriété. Dans le cyberespace, la valeur ne réside plus dans l'objet mais dans l'accès, l'auteur n'est plus individuel mais collectif, il ne s'agit plus de sauvegarder l'original mais de créer une œuvre évolutive. Comment faire coexister deux sémantiques de la propriété très différentes ? Quel impact sur notre relation aux nouvelles technologies ? Quelles évolutions possibles pour le droit d'auteur ?

    Le droit d'auteur s'est construit autour de l'économie libérale avec la notion de droit exclusif. La numérisation des données et la généralisation massive des échanges non commerciaux sont venues questionner la loi. Les mesures de protection technique (DRM) ont tenté de limiter l'hémorragie. Mais l'industrie réalise ses limites. Il apparaît désormais important de combler le vide juridique autour de la compensation des contenus amateurs. Les licences collectives semblent également un moyen intéressant de faire entendre une nouvelle vision du droit d'auteur.

    En plus de la répression juridique, l'industrie tente depuis quelques années d'éduquer les internautes à travers des campagnes d'éducation contre le piratage qui criminalise le public. Ces actions semblent ne protéger que les intérêts de l'industrie et soulèvent le problème de la présence des entreprises au sein de l'école. Elles façonnent l'appropriation des nouvelles technologies de toute une génération. Puis, pour ce qui est du “fair use”, l'équivalent du droit de copie privée français, celui-ci disparaît totalement ou bien est présenté comme trop risqué.

    La loi américaine du droit d'auteur, confrontée aux évolutions technologiques, a évolué au fil des décisions de justices. En 1984, la décision de la Cour suprême, dans l'affaire Sony contre Betamax, permet d'établir le concept de “faire use” en autorisant l'enregistrement et la copie VHS à des fins non commerciales. En 2005, l'affaire MGM contre Grokster légifère sur les systèmes de P2P. Une victoire pour les majors. Toute personne qui distribue un dispositif en promouvant son utilisation pour violer le droit d'auteur peut désormais être tenue responsable pour toute violation de ce droit par les utilisateurs de ce système. En mars dernier, Viacom a déposé plainte contre YouTube pour violation des droits d'auteur. Si cela va jusqu'au procès, le jugement promet d'être décisif pour l'évolution du copyright et du Web 2.0.

    Il ne faut pas perdre de vue que la culture capitaliste fait partie intégrante des nouvelles technologies. Ainsi, dès l'achat d'un ordinateur, l'utilisateur est déjà enfermé dans une technologie propriétaire.

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    27
    01
    2007

    Netflix to Deliver Streaming Movies to the PC

    Netflix, the US giant online system for renting DVDs delivered by mail, said in a press release, last January 16, that it would introduce, from the beginning of June, a service to deliver movies and television shows directly to users’ PCs, as streaming video. It is not a new source of income but a way to widen publics and distribution devices. Despite few restrictions (service exclusively available in the US and not yet accessible to the Mac OS users), the stakes are pretty high.

    The service is free. It is only an added bonus for the customers. The streaming viewing hours depend on the subscription fee. For example, the bulk of Netflix’s subscribers, who pay $18 a month and are allowed to keep three movies at home at all times, will receive 18 hours of free watching every month.

    Netflix chose the instant delivery offered by streaming technology over downloads, which can take a while, because it would encourage subscribers to use the system to browse the catalog and discover new movies. If they do not like a movie, they can stop it and will be charged only for the minutes they actually watched.

    Like most other electronic distribution services, Netflix’s system will however work initially only with a limited catalog - about 1,000 movies and television shows, only a tiny fraction of the more than 70,000 titles that Netflix offers for rent. Over time, Netflix hopes to expand the catalog of titles and make the service available on other hardware and software combinations, including set-top-boxes, television screens and portable devices.

    Netflix is entering a more crowded market that includes not only the likes of Apple and Amazon, but also MovieLink, CinemaNow and video-on-demand services offered by cable companies. But the company wants to make sure it gets a toehold in the embryonic world of Internet movie distribution. With its business model based on free suscription, Netflix has a product that compares well with those of competitors. But DVD supply remains the top priority market. Online film distribution still has to solve some technological (formats, compatibility, convergence) and commercial (piracy) problems, that are keeping the market from developing more quickly.

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    27
    01
    2007

    Netflix va distribuer des films en streaming sur le PC

    Netflix, le géant américain de la location de films sur Internet, a annoncé dans un communiqué de presse, le 16 janvier dernier, qu’il allait proposer à ses abonnés à partir de début juin, un service de visionnage de films et séries TV en streaming pour PC. Pour l’instant, il ne s’agit pas d’une nouvelle source de revenu mais d’un moyen d’élargir publics et plates-formes de distribution. Malgré quelques restrictions (service disponible exclusivement aux Etats-Unis et pas encore accessible aux utilisateurs de Mac OS), l’enjeu est de taille.

    Le service est gratuit. Ce n’est que du bonus pour les clients. Les heures de visionnage en streaming sont fonction du prix de l’abonnement. Par exemple, avec le forfait le plus populaire de Netflix, l’abonné, qui paie 18 dollars par mois pour une location illimitée de DVD avec la possibilité de louer trois films à la fois, pourra, pour le même prix, visionner jusqu’à 18 heures de films par mois.

    Netflix a opté pour le mode de distribution instantanée offert par la technologie du streaming qui permet de commencer à visionner le film avant que la totalité du programme ait été téléchargée. Les abonnés peuvent alors sauter des passages ou arrêter s’ils n’aiment pas, ne sera décompter que ce qu’ils auront réellement visionné. Le système, conviviale et flexible, permet donc aux internautes de tester et découvrir les films du catalogue.

    Comme la plupart des services de distribution électronique, le service commence toutefois avec un catalogue limité ; environ 1000 films et émissions TV, ce qui représente une infime partie des 70 000 titres que Netflix propose à la location. L’objectif à court et moyen terme est d’élargir le catalogue et de rendre le service accessible sur d’autres supports, comme des set-top-box, écrans TV ou autres périphériques mobiles.

    Netflix rentre dans un marché de niche déjà surchargé avec des acteurs comme Apple et Amazon, mais aussi MovieLink, CinemaNow et les services de vidéo à la demande du câble. Mais l’entreprise veut s’assurer de faire partie des précurseurs du monde embryonnaire que représente la distribution de films par Internet. Avec son modèle économique basé sur la gratuité, il s’assure un avantage comparatif face à ses concurrents. Mais la distribution de DVD reste le marché prioritaire. La distribution en ligne de films doit encore résoudre des problèmes technologiques (formats, compatibilité, convergence) et juridiques (piratage), qui freinent l’évolution de ce nouveau marché.

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