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THE FUTUR OF DIGITAL CONTENTS' DISTRIBUTION
  • Sophie Boudet-Dalbin

    Docteur en sciences de l'information et de la communication (SIC) de l'Université Paris 2 Panthéon-Assas, je travaille sur la distribution des contenus numériques.

    Ma recherche doctorale, pluridisciplinaire, est une étude prospective qui vise à trouver des solutions concrètes pour la distribution des films par Internet, en mesure de dépasser les stéréotypes et de réconcilier les motivations et contraintes des divers acteurs économiques, créateurs, publics internautes et entités nationales.
    ....................................

    Doctor in Information and Communication Sciences at the University Paris 2 Panthéon-Assas, I focus on digital content distribution.

    My PhD, multidisciplinary, aimes at finding concrete solutions for digital distribution of films, that would outreach stereotypes as well as reconcile the motivations and constraints of the various economic actors, creators, audience, Internet users and national entities.


  • Articles taggés avec ‘Usages’

    22
    09
    2014

    VoD gratuite : la stratégie perdante ?

    Article publié dans InaGlobal, la revue en ligne des industries créatives et des médias éditée par l’INA.



    Alors que l’on nous prédisait la fin du modèle payant sur Internet, c’est le contraire qui se profile. Médias, majors : tout le monde souhaite sa part du gâteau. Et avec l’essor de la publicité en ligne, l’enjeu est de taille.

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    25
    11
    2013

    La VoD face au gratuit

    Article publié dans InaGlobal, la revue en ligne des industries créatives et des médias éditée par l’INA.



    En pleine croissance depuis 2007, le marché de la vidéo à la demande est face à un défi de taille : prouver à l’internaute qu’acheter ou louer un film en ligne est plus facile et moins contraignant que de télécharger illégalement.

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    26
    03
    2013

    Vers un monde sans humain ?

    A l’heure des nanotechnologies, les machines vont-elles nous permettre de transcender la mort ? Demain, un monde sans humains ? Des progrès scientifiques pour qui, pourquoi ?
    Un documentaire à voir :

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    20
    12
    2012

    Auto-distribution: the future for filmmakers?

    VHX: a sharp vision of digital content distribution, an innovative tool for filmmakers, a new company to follow!!

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    29
    09
    2012

    Le tout gratuit est-il vraiment une fatalité à l’ère du numérique ?

    Article publié dans le magazine en ligne d’actualité et d’analyse du monde informatique, PC INpact.



    Pour beaucoup, le Net est vécu comme un espace de liberté, d’universalité et de… gratuité. « Les mômes veulent l’instantanéité et on leur a mis dans la tête que ça devait être gratuit » lançait le 21 août dernier au micro de RMC Pierre Lescure, chargé par le gouvernement d’une mission de concertation sur l’adaptation de l’économie de la culture au monde connecté. Que « les mômes » souhaitent désormais avoir accès à tout, immédiatement et sans contraintes est un fait. Quoi de plus naturel à l’ère du numérique, avec la baisse considérable des coûts et l’accessibilité accrue des œuvres dématérialisées. Qu’ils soient jeunes ou moins jeunes d’ailleurs. Et certes, la génération élevée au lait d’Internet est habituée à se servir dans les supermarchés du Net. Mais cela ne veut pas forcément dire que le tout gratuit soit une fatalité.

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    15
    06
    2012

    Code, culture and the future of visualization

    « Clouds » is a computational documentary featuring hackers and media artists in dialogue about code, culture and the future of visualization.

    This is a preview of a feature length production to be released later this year. Very interesting to say the least!

    Created by Jonathan Minard (deepspeedmedia.com/) and James George (jamesgeorge.org/).

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    17
    07
    2011

    « L’abonnement est un des moyens de faire décoller le marché de la VoD »

    LOGO ARTE VOD copie

    Interview de Caroline Ghienne, responsable VoD, Arte France

    27/06/11


    • Concernant l’offre de films en ligne

    - SBD : Dans la multitude des offres disponibles, comment celle d’Arte VOD se distingue-t-elle ?

    CG : Notre spécificité est de ne pas proposer que du cinéma. On est un des sites les plus pluralistes en terme de genres proposés. On a plus de 2 300 programmes en ligne, avec 50 % de documentaires, 30 % de cinéma, 15 % de nos magazines récurrents et 5 % de spectacles. Dans l’offre de cinéma, nous proposons du contemporain et du classique comme beaucoup de plateformes, mais également un très beau catalogue de cinéma muet, de courts métrages pour lesquels nous sommes souvent coproducteurs, de programmes destinés à la jeunesse. Donc, nous proposons une palette assez large de films, en termes de genres, de cibles, de typologies (doublés notamment).

    - SBD : Comment considérez-vous le film de long métrage au sein de votre offre ? Comment justifiez-vous le choix éditorial de ne pas inclure de contenu gratuit ?

    CG : Nous proposons plutôt une offre d’accompagnement. Il est important pour nous de proposer du film car il s’agit du genre le plus capteur sur le marché de la VoD. Mais nous mettons beaucoup plus en avant le documentaire puisque c’est vraiment la marque Arte qui joue. Pour le cinéma, il s’agit de pouvoir retrouver en VoD l’ensemble des œuvres coproduites par Arte quatre mois après leur sortie en salles, mais aussi de pouvoir rechercher dans le cœur du catalogue Arte, le meilleur de ce qu’Arte a coproduit.

    - SBD : Des acteurs comme Netflix ou Amazon, révèlent un intérêt grandissant des consommateurs de films en ligne pour la S-VoD. Pensez-vous prochainement développer une offre par abonnement ? Quels sont selon vous les obstacles en France ?

    CG : C’est une offre que je défend très fortement puisque j’estime que l’abonnement est un des moyens de faire décoller le marché de la VoD. Les gens comprennent ce que signifie un forfait et ont de moins en moins l’habitude de payer à l’acte. Les cartes illimitées au cinéma marchent très bien. Par contre, je pense qu’il nous sera plus facile, chez Arte VOD, de proposer une offre d’abonnement sur le hors cinéma. Aujourd’hui, les producteurs sont encore frileux, pour les nouveautés en tous cas. D’abord puisque la chronologie des médias impose que le film ait plus de 36 mois et ensuite, il y a encore beaucoup de travail à faire en terme de pédagogie pour les ayants droit du cinéma. Pour eux, la valeur du film est au sein d’un catalogue et, si le film est trop exposé dans le cadre d’une offre illimité, les ventes sur les fenêtres suivantes peuvent être compromises. Par contre, dans le domaine de l’audiovisuel, les producteurs sont plus à même de comprendre l’intérêt d’une telle offre.
    En terme de répartition de la valeur, soit les éditeurs vont mettre un minimum garanti pour booster leurs services, soit on partira sur une rémunération proportionnelle à 50 % avec une sorte de proratisation. Mais, le modèle de FilmoTV pourrait se développer : les droits sont achetés flat pour une durée limitée (2 mois de droits pour 500, 10 000 euros en fonction de la notoriété du programme et de l’ayant droit).

    - SBD : L’offre de TVR d’Arte+7 a-t-elle un quelconque impact sur l’offre d’Arte VOD ?

    CG : Il n’y a pas beaucoup de films en catch-up sur Arte+7. Il y en a cependant de plus en plus. Arte VOD et Arte+7 sont des services complémentaires. Nous avons tendance à travailler de plus en plus avec ce servie, notamment sur l’articulation entre le gratuit et le payant. Soit nous mettons des programmes sur Arte VOD en même temps qu’Arte+7, en disant qu’il s’agit d’un service complémentaire à la diffusion gratuite de rattrapage pour les gens qui veulent acheter. Soit l’offre VoD arrive pour le public qui a dépassé le délai des sept jours et veut le commander en DVD ou en VoD.

    - SBD : Quel est le positionnement d’Arte VOD face aux stratégies de partenariats multiplateformes et de TV connectée ?

    CG : L’idée, comme tout le monde, est d’être disponible partout, donc à la fois chez les FAI (notre priorité aujourd’hui puisque nous ne sommes pas partout) et sur les TV connectées. Nous allons très fortement travailler sur l’articulation gratuit/payant. Ce qui va être assez compliqué dans le système de la TV connectée est que ce sera un monde assez applicatif et que du coup, la notion de marque va être très importante. Arte a une marque très forte, les programmes ont moins cette notoriété. On va profiter de la force de la marque pour proposer sur la TV connectée une application qui permette de voir le flux (Arte+7, Arte Live Web pour les spectacles vivants) et d’y associer une offre payante. On est déjà présents sur la TV connectée de Philipps. Ensuite, il y aura de la place pour les agrégateurs qui voudront proposer sous une ombrelle particulière un accès à du cinéma. Pour l’instant, c’est assez complexe en termes techniques. Les questions des DRM et du paiement demeurent les points les plus complexes à gérer, comparé à la diffusion gratuite de la TVR et au streaming.


    • Concernant le téléchargement illégal et la réponse législative

    - SBD : Tandis que nombre d’études affirment que le téléchargement illégal nuit fortement à l’industrie du film, de plus en plus d’études tendent à montrer que le piratage n’affecterait que peu les ventes, voire aurait un effet positif sur la consommation légale des contenus, à mesure que l’offre légale se développe. Quel est votre point de vue sur le sujet ?

    CG : D’un point de vue personnel, les DRM représentent des obstacles pour les honnêtes gens plutôt que pour les « pirates ». Une gestion plus souple sur les DRM serait bénéfique, afin de permettre une fluidité d’utilisation des contenus payants. La réponse répressive est légitime puisque le téléchargement illégal met en péril un pan de l’industrie qui demeure basée sur un système de reversement. Mais, à côté, il faut avoir une véritable action proactive de diffusion. Il s’agit d’essayer d’amoindrir ce piratage en améliorant l’offre : disponibilité d’un maximum d’œuvres, mise en ligne de versions sous-titrées, services interopérables et multi-écrans. Et, les gens sont prêts à payer pour un service.

    - SBD : Quelle est votre évaluation des actions menées par le gouvernement pour lutter contre le téléchargement illégal, notamment à travers la HADOPI ?

    CG : Le principe de la réponse graduée est de faire peur. Maintenant, on sait que le périmètre d’intervention n’est pas suffisamment large. Nous avons renvoyé notre demande de labellisation. Entant que service de télévision publique, il nous paraît évident de répondre à la demande de la HADOPI et de se faire référencer entant que tel. Après, on peut se demander pourquoi aller attaquer l’utilisateur final et pas les serveurs des sites pirates ? Au moins, il y a un système qui a été mis en place, qui a autant de défauts que de qualités, mais envoie un signe fort. En termes de communication, cela a pu faire prendre conscience aux gens du caractère illégal du piratage et de l’écosystème extrêmement vertueux de l’industrie cinématographique pour le financement des œuvres.

    - SBD : La chronologie des médias vous semble-t-elle adaptée ?

    CG : La chronologie fonctionne. Un effort a été fait pour l’avancer. Il y a toutefois une protection très forte de Canal Plus puisqu’il s’agit d’un acteur incontournable. Un assouplissement serait certes nécessaire. En effet, quand la fenêtre Canal s’ouvre, les fermetures de fenêtre en VoD sont totalement aberrantes. Par ailleurs, la chronologie est trop stricte dans le cas des œuvres qui ne sont pas exploitées. Dans le cas d’un film qui n’est pas coproduit par exemple, on ne peut pas le mettre en S-VoD. Et, si un film n’est pas diffusé sur Canal, Arte n’a pas le droit de l’acheter pour le diffuser à moins d’un mois. À partir du moment où il y a une fenêtre qui n’est pas exploitée, il faudrait pouvoir avancer toutes les autres fenêtres. Cela rendrait l’exploitation des films beaucoup plus fluide. En outre, le critère d’attribution des dérogations pour passer la sortie VoD à 3 mois après la sortie en salles est très étrange puisqu’il porte sur le nombre d’entrées de la quatrième semaine d’exploitation et non pas le nombre total d’entrées effectuées à la fin de la quatrième semaine.

    - SBD : Que pensez-vous d’un système de répartition de la valeur de type licence globale ?

    CG : Ce serait assez complexe de mettre en place un tel système. Il sera plus facile de pousser les ayants droit à accepter un principe d’abonnement, plus proche de leur expérience. Il faut leur faire comprendre que la VoD s’apparente à une gestion de salles ; il n’y a pas d’exclusivités. Tout le système de rémunération est basé sur le prix public, le prix final, la notion d’achat à l’acte. Il faut peut être aussi trouver un autre système pour les sociétés de gestion de droits d’auteur puisqu’aujourd’hui le système de répartition en VoD est extrêmement complexe : il n’y a pas d’apport, les taux sont extrêmement hauts. Sur des documentaires, on peut verser jusqu’à 8 %, avec en plus la TVA à 19,6, la TVA à 2 %. Or, il faut quand même arriver à baisser les prix pour augmenter la propension à payer du consommateur.


    • Concernant les consommateurs

    - SBD : Si on se positionne du côté des consommateurs, quelles études avaient été menées par Arte VOD pour définir les besoins et attentes des consommateurs en matière d’achat de films en ligne ?

    CG : Étant donnée notre mission de service public, nous misons plutôt sur le retour d’expérience des spectateurs, des clients de l’édition DVD, et de terrain puisque nous sommes fortement présents lors de festivals.

    - SBD : Quelle est votre analyse des tendances des consommateurs de films en ligne ?

    CG : L’attention se focalisera sur des gros acteurs. Le point négatif est que les gens ne savent pas où trouver ce qu’ils cherchent. Tout comme ils vont au MK2 près de chez eux, ils veulent pouvoir voir des films, même sans avoir fait de choix au préalable, et de façon simple via leur box, une plateforme VoD, iTunes. La simplicité est privilégiée.

    - SBD : Dans quelle mesure l’offre d’Arte VOD prend-elle en compte les nouveaux comportements issus des médias sociaux ?

    CG : Cela fait partie de l’offre d’une manière globale. Arte est très en avance sur les questions de Web production et fait de nombreuses expérimentations : Web documentaires, fictions diffusées uniquement sur Facebook, diffusion à l’antenne de hash tags pour pouvoir tweeter en direct sur des séries. Cependant, seulement certains programmes vont s’y prêter. Le lien antenne-Web est une forte préoccupation chez Arte. Sur la VoD, nous y viendrons bien sûr. Maintenant, on a une typologie de public qui est un peu plus âgée et nos programmes ne s’y prêtent pas extrêmement (comme les films grand public). Cela reste de l’ordre de l’expérimentation pour un certain type de programmes. De toutes façons, le marché risque de se concentrer sur les gros acteurs : les fournisseurs d’accès, les TV, iTunes ; YouTube, Dailymotion et Facebook qui annoncent des sorties payantes. Finalement, c’est sur ces carrefours d’audiences généralistes qu’il va y avoir du gratuit et du payant.


    • Pour conclure

    - SBD : Quels seront selon vous les facteurs clé de succès pour la distribution numérique des films ?

    CG : Il s’agit de permettre aux gens de trouver ce qu’ils cherchent et qu’ils puissent le consommer quand ils veulent sur tous les supports.

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    13
    11
    2010

    What a digital native want?

    Box 1824 is a brazilian consulting firm specialized in consumer trend and content. They just produced an amazing video explaining who is this new generation, called the Millennials, this new public born with new technologies and the Internet.

    For us (and the brands and industries) to understand those Digital Natives, those teenagers who hack, surf, tchat, lol… the video starts with a description of the previous generations, like Generation X. Some vintage images and musics bring us back to the old days, since the 70′s until today, showing us the progress made. Then, the video shows us a panorama of those new consumers’ consitutive trends.

    A very didactic work, a sharp analyze and a great video!

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    13
    11
    2010

    Mais qui sont ces jeunes en permanence branchés à Internet ?

    Box 1824 est un cabinet de conseil en tendances des consommateurs (consumer trend) et contenu, basé au Brésil. Ils viennent de produire cette vidéo vraiment réussie pour expliquer qui est cette nouvelle génération, appelée les Millennials, ce nouveau public né avec les nouvelles technologies et l’Internet.

    Pour comprendre ces digital natives, ces ados qui piratent, surfent, tchatent, lolent… la vidéo part de la description des générations avant eux, comme la génération X. Au fil des musiques et des images d’archives bien vintages, qui nous replongent dans les différentes périodes depuis les années 70 jusqu’à aujourd’hui, et nous montrent tout le chemin parcouru, la vidéo en vient au panorama des tendances constitutives de ces nouveaux consommateurs que sont les Millennials.

    Un très beau travail didactique, une analyse très juste et une vidéo magnifique !

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    22
    02
    2010

    Quel rôle pour le public de cinéma sur le net ?

    marketing_viralEn début de semaine dernière, un email arrive dans ma boîte de réception ; UbicMedia organise une conférence pour débattre du sort du cinéma à l’ère d’Internet, entre professionnels du secteur, dans un lieu très sélect. La communication est faite 2 jours avant l’événement ; le cercle des invités semble assez concentré. Le rendez-vous est pris.

    UbicMedia, dont j’avais interviewé il y a 2 ans le directeur marketing Pierre Col, propose PUMit, un système sécurisé de diffusion de films sur Internet, intéressant même si seulement compatible PC… Donc, UbicMedia organise les PUMit Meetings, conférences bimestrielles sur Internet entant que nouveau média pour le cinéma. Le 18 février, la 2e édition allait se concentrer sur les spectateurs qui deviennent actifs. Un thème qui n’a pas fini de faire parler de lui.

    Dans la brume matinale parisienne, me voici qui monte l’avenue Junot. Les indications disent d’emprunter le Passage de la sorcière ; je m’exécute. Après avoir poussé un grand portail noir, je rentre dans l’Hôtel particulier de Montmartre. « On dirait que l’on rejoint une société secrète », me lance en plaisantant une personne qui se rend également à la conférence. Nous entrons alors dans cette belle bâtisse blanche. Accueillis comme il se doit, on nous remet un descriptif du système PUMit et une listes de tous les participants avec la société qu’ils représentent. Le ton est donné.

    Au programme, aux côtés d’Olivier Pfeiffer d’UbicMedia USA, Serge Hayat de People for Cinema & Cyril Barthet de Vodkaster, qui étaient intervenus il y a 3 semaines à la conférence-débat que j’avais suivi avec grand intérêt à La Cantine. Chacun nous expose son service. Les questions du public de professionnels pleuvent ; l’opportunité de décortiquer ces nouveaux outils marketing pour la diffusion des films à l’ère d’Internet. 

    Dans une lumière tamisée, devant un parterre de fauteuils cuirassés, entourés de tableaux du New York industriels et de vases emplis de fleurs de lys, les intervenants commencent la grand-messe. Serge Hayat entame et incise : « Lorsque les personnes de My Majors Company sont venus me trouver il y a quelque temps pour adapter le concept à l’industrie du cinéma, au début je n’y croyais pas trop ; et je n’y crois toujours pas. » Il s’explique ; l’industrie du film a cela de particulier par rapport à celle de la musique que les coûts sont énormes, les structures de productions atomisées (en Europe, et en France particulièrement), que le métier de producteur est bien distinct de celui de distributeur et que l’ingénierie est différente, avec un besoin essentiel de pré-vendre le film. Ainsi, un modèle basé sur la production n’a que peu de chance…

    La valeur ajoutée de cette plateforme Internet qui propose à l’internaute de cofinancer des films (jusqu’à 20 par an, à terme) réside donc dans l’offre d’un marketing alternatif qui travaille les communautés sur chaque film, à l’heure où les coûts de communication flambent pour attirer l’attention du public et cultiver le goût de la salle. Le modèle économique est simple ; sur 100€ investis par l’internaute (avec un retour sur investissement de 15% sur les recettes), 110€ sont prélevés, dont 10€ de frais techniques. Parallèlement, le modèle publicitaire sera bientôt mis en œuvre. Lancé en début d’année, le site People for Cinema semble donc prometteur et adapté aux attentes du public internaute-cynéphile. 

    C’est au tour de Cyril Barthet de présenter Vodkaster, site qui propose aux internautes de visionner ou de poster des répliques de films, sortes d’extraits promo de moins de 3 minutes (limite pour ne pas avoir à reverser de sous aux ayants droit). Le fondateur de cette plateforme cinéma, qui en est encore à ses débuts, expose ses différentes pistes d’évolution. Entre autres, un Movie Quiz récemment mis en ligne sur le site ; un outil de divertissement très prometteur, une véritable porte d’entrée ludique qui permettrait d’élargir l’audience. 

    Dernier intervenant, Olivier Pfeiffer d’UbicMedia, qui propose de nous parler du Theatrical On-Demand. S’appuyant sur les observations de B-Side, distributeur innovant dans le domaine de la distribution numérique de films, Olivier Pfeiffer souligne que même si certaines sorties en salles demeurent déficitaires, un film sorti d’abord en salle fait en moyenne 25 fois plus de vente qu’un film sorti directement en DVD. La sortie cinéma peut donc être considérée, dans une certaine mesure, simplement comme une opération marketing, dont les coûts pourraient être supportés par les internautes, passionnés par un film découvert lors d’un festival par exemple. Une façon intéressante de donner la possibilité au public d’utiliser Internet pour faire vivre le cinéma.

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