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THE FUTUR OF DIGITAL CONTENTS' DISTRIBUTION
  • Sophie Boudet-Dalbin

    Docteur en sciences de l'information et de la communication (SIC) de l'Université Paris 2 Panthéon-Assas, je travaille sur la distribution des contenus numériques.

    Ma recherche doctorale, pluridisciplinaire, est une étude prospective qui vise à trouver des solutions concrètes pour la distribution des films par Internet, en mesure de dépasser les stéréotypes et de réconcilier les motivations et contraintes des divers acteurs économiques, créateurs, publics internautes et entités nationales.
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    Doctor in Information and Communication Sciences at the University Paris 2 Panthéon-Assas, I focus on digital content distribution.

    My PhD, multidisciplinary, aimes at finding concrete solutions for digital distribution of films, that would outreach stereotypes as well as reconcile the motivations and constraints of the various economic actors, creators, audience, Internet users and national entities.


  • Articles taggés avec ‘Vidéo’

    27
    10
    2010

    Neutralité du net au Sénat et annonce d’une proposition de projet de loi sur le sujet

    Des rencontres sénatoriales sur la neutralité de l’Internet ont eu lieu hier, organisées conjointement par la commission de la culture (Catherine Morin-Desailly) et la commission des finances du Sénat (Bruno Retailleau). Deux grandes thématiques ont été abordées : la neutralité des contenus et la neutralité des réseaux.

    Avec l’explosion des usages, des besoin de bande passante, du trafic des utilisateurs (notamment sur le mobile), certain acteurs économiques sont tentés de restreindre ou de faire payer différemment selon les contenus. Par ailleurs, le blocage apparaît comme un des moyens pour préserver l’intérêt public et privé. Que justifie la préservation du principe de neutralité ? Peut-on y déroger et sous quelles conditions ? Comment doit-on légiférer ? Quelle position adopter, entre congestion et entrave ?

    Dans le cadre de la transposition du Paquet Telecom, le rôle du Sénat est  ainsi de définir une ligne de pensée, de déterminer des principes fondamentaux, de dresser des pistes de compromis, des modes originaux de règlement des conflits, d’ouvrir un débat citoyen, grand public, afin de fixer dans notre corpus législatif les règles à appliquer sur Internet.

    Nathalie Kosciusko-Morizet, Secrétaire d’Etat chargée de la Prospective et du Développement de l’économie numérique, intervenue à la fin des rencontres, est venue préciser l’action prochaine du gouvernement : une fois le côté technique de la transposition du Paquet Télécom validé, une proposition de loi (PPL) sera préparée afin de laisser place à une dimension politique.

    Table ronde 1 : Neutralité des contenus


    • Emmanuel Gabla, Membre du CSA

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    Pour Emmanuel Gabla, l’arrivée des téléviseurs connectés va changer la donne dans le monde audiovisuel à l’ère du numérique. Désormais les deux univers de la TV et de l’Internet se téléscopent et dépassent le cadre des services gérés. Quelle liberté laisser au spectateur ? Quelle qualité de visionnage pour tous ? Il a ainsi annoncé la volonté du CSA de faire comme l’ARCEP et de lancer des auditions afin de définir des propositions, ainsi que l’organisation début février au Sénat d’un colloque sur les TV connectées.

    D’un point de vue juridique, et dans le cadre de la défense de la liberté de communication, il a souligné qu’il est indispensable que les internautes puissent envoyer/recevoir tous les contenus de leur choix, et éviter la marginalisation de certaines sources d’information (par le filtrage, la diminution de qualité de services). Sous cet angle, le principe de neutralité du net se doit d’être le garant de la liberté d’expression et assurer la non-discrimination, la transparance et un service minimum.

    D’un point de vue économique, le CSA apparaît en faveur de possibilités d’aménagement du principe de neutralité du net en faveur des FAI pour financer l’établissement de nouvelles infrastructures, la construction du réseau de fibre optique, pour une facilité de visionnage des contenus vidéos, enrichis.

    Emmanuel Gabla a bien sûr insisté sur le fait que le principe de neutralité du net ne doit pas appauvrir la création et aider au financement de la création par nouveaux fournisseurs de contenus et que ce principe doit s’appliquer également aux moteurs de recherche. Il a ainsi fait allusion aux craintes que les services d’Apple TV, Google TV ne favorisent les contenus outre-atlantiques.

    • Pierre Louette, Secrétaire Général d’Orange

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    Après avoir cité cette définition de la neutralité du net : « tous les paquets de données sont libres égaux et en droits », un grand principe fondateur du réseau tel qu’imaginé au départ, Pierre Louette a déclaré, qu’au-delà de ce principe, les FAI doivent gérer la saturation due à la montée en puissance des contenus sur des réseaux qui se développent (12% de leur CA serait investi chaque année pour faire fonctionner le réseau), au développement des services mobiles (notamment avec les smartphones).

    Il a alors annoncé la position d’Orange concernant le principe de neutralité du net : trouver un point d’équilibre entre ces deux extrêmes. Une position claire, qu’il a résumée ainsi : « la neutralité n’est pas la passivité ». L’opérateur prône ainsi la capacité à gérer l’accès à des services professionnels (dans le domaine de la santé par exemple, « et tout autre type de contenu ») afin de pouvoir organiser des formes de priorité avec une garantie de services assurée.

    • Alain le Diberder, Conseiller à la création interactive au Conseil d’Administration de la SACD

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    Les auteurs, a souligné Alain le Diberder, considèrent de plus en plus Internet comme un lieu de création incontournable, où le phénomène du bouche à oreille est démultiplié. Pour lui, la net neutralité permet un accès neutre aux informations et publics, ce qui implique que la SACD est contre les offres différenciées selon les opérateurs.

    Après avoir insisté sur la légitimité du droit d’auteur et le « droit de ne pas se faire voler », il a déclaré que les services de TV connectée doivent venir prolonger le système de financement de la création par l’aval (chronologie des médias). Il a ainsi rapproché le débat sur la neutralité du net à celui de la protection des œuvres sur Internet, réaffirmant le soutien de la SACD à la Hadopi et donc au filtrage.

    • Giuseppe de Martino, Président de l’ASIC

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    C’est entant que Président de l’Association des services Internet communautaires, et non sous sa casquette de dirigeant de Dailymotion, que Giuseppe de Martino est intervenu au Sénat. L’ASIC exige la transparence de la part des fournisseurs de réseaux ainsi que la non-discrimination, un système qui préserve les petits acteurs (ce qui ne figurerait pas dans le Paquet Telecom).

    Une position toute nuancée puisqu’il a déclaré qu’il comprenait que les FAI aient besoin de décongestionner les réseaux et qu’une neutralité du net qui empêcherait de pouvoir toucher aux contenus qui transitent pourraient nuire à la sécurité des enfants… Il s’est ensuite défendu d’avoir voulu que l’argument de la neutralité du net soit utilisé pour lutter contre la loi Hadopi.

    Le Président de l’ASIC a ensuite proposé, dans un souci de transparence, l’établissement dans chaque ambassade d’un correspondant en mesure de donner l’état réel des connexions Internet dans les différents pays.

    • Frédéric Goldsmith, Délégué Général de l’APC

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    Pour le représentant du l’Association des producteurs de cinéma, le débat sur la neutralité du net, au-delà des définitions techniques, est l’occasion de définir les fondamentaux et les chaînes de valeur. La neutralité n’est pas antagoniste à la propriété intellectuelle, a-t-il souligné. Et, la régulation doit rester cohérente quelque soient les technologies concernées.

    Frédéric Goldsmith a rappelé la richesse de l’écosystème français du cinéma, garant d’un équilibre global permettant à l’ensemble des acteurs de prospérer et de croître. Rappelant l’exemple du cinéma italien, qui, en l’absence d’une régulation de la TV, a été « tué en quelques années », il a signalé la richesse de l’exception culturelle française. La France, ayant constaté que le cinéma est un produit d’appel et que ceux qui bénéficient des produits d’appel doivent investir dans le renouvellement des contenus, a ainsi su se doter d’une régulation des services efficace. Il a ainsi insisté sur le fait que le suivi des œuvres et la transparence sont indispensables, avec un maintien du soutien financier des pouvoirs publics pour aider à dynamiser le marché.

    Le problème n°1 pour Frédéric Goldsmith, est qu’avec Internet, les services peuvent désormais s’installer à l’étranger, entraînant une distorsion fiscale importante, avec des taux de TVA différents (entre le Luxembourg et la France). Une déclaration qui n’était pas sans rappeler les débats qui avait eu lieu sur la taxe Google.

    Pour ce qui est de la régulation des flux par les opérateurs, il s’est déclaré tout à fait ouvert à des partenariats avec les opérateurs, dans un souci de partage équitable de la valeur. Car, à l’ère du numérique, l’audiovisuel et le cinéma sont devenus des produits d’appel et la valeur a migré vers les terminaux. Pour lui, les systèmes fermés ne peuvent pas être interdis mais il faut trouver des solutions équitables.


    Table ronde 2 : Neutralité des réseaux


    • Claude Kirchner, Chercheur à l’INRIA

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    Aujourd’hui, la technologie permet aux FAI de contrôler l’accès aux applications et aux contenus. Alors, « comment souhaite-t-on contrôler le contrôle » ? Quel impact sur la liberté d’expression ? Claude Kirchner a ainsi rappelé que les technologies de filtrage permettent désormais de biaiser les recherches selon des intérêts économiques et/ou politiques (par exemple, influencer des enchères en ligne, préférer les contenus francophones plutôt qu’anglophones). Etant donné que les protocoles sur Internet véhiculent des philosophies de communication, Claude Kirchner a prévenu que si rien n’est fait pour préserver la neutralité du net, la technologie le faira (et le fait déjà) pour nous.

    Soulignant le rôle fondamental de la recherche et l’importance d’une connaissance approfondie des réseaux pour pouvoir légiférer sur le principe de neutralité du net, et par là la nécessité d’un partenariat technique/législatif, le chercheur a regretté que la consultation publique en France ait été si courte (1 mois). Il a également émit le besoin de développer un observatoire du réseau (protocoles, utilisations) afin de mieux comprendre Internet pour être en mesure de quantifier la neutralité du net.

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    Pour Bernard Benhamou, la neutralité du net étant le premier levier pour la création et l’innovation, il est indispensable qu’il n’y ait pas de seuil d’entrée pour utiliser ce levier. Il a défini le principe de neutralité du net comme étant la loi antitrust des réseaux.

    Il a ensuite affirmé que le gros problème en France, repose en partie sur une certaine culture de l’ingénieur, qui implique une sacralisation de l’infrastructure, le créateur de contenu étant perçu comme un saltimbanque.

    • Arnaud Brunet, Délégué des affaires extérieures et juridiques de Sony

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    Arnaud Brunet a décrit la TV connectée, qui permet d’avoir accès à des services allant de la TV à l’Internet : regarder la TV hertzienne, connecter la TV via une box des FAI pour faire de l’interactivité et apporter ainsi une profondeur au programme diffusé, utiliser des widgets, accéder à des contenus audiovisuels à la demande (TV de rattrapage, VOD).

    Il a alors souligné la nécessité des moteurs de recherche pour l’accès à la multitude de contenus. Le représentant de Sony a présenté ses craintes face aux accès différenciés des FAI, qui empêchent un accès équitable au réseau et donc la création d’un nouvel écosystème.

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    L’opérateur a rappelé qu’il faisait face à des coûts fixes importants ainsi qu’à des contraintes techniques non négligeables. Il s’est ainsi déclaré favorable à la facturation en fonction de l’utilisation.

    • Edouard Barreiro, Chargé de mission sur les technologies de l’information à l’UFC Que Choisir

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    Pour Edouard Barreiro, le Paquet Telecom ne va pas assez loin. Il a rejoint la position de l’ARCEP, en appelant à un « Internet Best Effort » mais avec un niveau suffisant.

    Il s’est déclaré opposé au rôle de policier des FAI, rappelant les risque de dérapage du filtrage qui utilise des technologies dignes d’Etats totalitaires, et le besoin d’une décision préalable d’un juge.

    En réponse à l’intervention d’Emmanuel Forest de Bouygues Telecom, il a déclaré que les réseaux fixe et mobile ne présentaient pas les mêmes contraintes. Sur le réseau fixe, le coût est le même suivant la consommation, alors qu’il n’en est pas de même sur le réseau mobile. Et, étant donné que la facturation est déjà différenciée sur le mobile, il ne peut pas en être de même pour le fixe.

    • Philippe Distler, Directeur général de l’ARCEP

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    Enfin, Philippe Distler est revenu sur les dix propositions et recommandations de l’ARCEP.

    Durant le débat qui a suivi les deux tables rondes, on notera l’intervention d’Olivier Esper, Directeur des relations institutionnelles de Google France, qui a déclaré que les moteurs de recherche étaient neutres par nature étant donné que l’exhaustivité étaient un facteur concurrentiel dans leur métier. Répondant aux interrogations concernant le lancement du service Google TV, il en a appelé à la pro-activité des acteurs français et a insisté sur la nécessité de proposer une offre riche sur Internet. À une question d’un auditeur sur le récent accord entre Google et Verizon, Olivier Esper a insisté sur le fait qu’il s’agissait d’un position commune et non d’un accord commercial, renvoyant l’audience au site de l’ARCEP.

    La question de la licence globale a également été soulevée par Stéphane Larcher, Directeur de la publication de la revue Cités numériques, présent dans la salle. Ce à quoi Alain le Diberder (SACD) a coupé court en répondant que la proposition avait du bon puisque la licence globale participe à la création, mais que ce système privait les auteurs de leur droit fondamental de choisir ou non la diffusion des œuvres.

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    23
    06
    2010

    Cinéma et Internet : vers la fin de la chronologie des médias ?

    img_1268407613805Article publié dans
    La revue européenne des médias, n° 14-15,
    de l’Institut de recherche et d’études sur la communication (IREC), fondé en 1986 au sein de l’Université Panthéon-Assas (Paris 2).

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    23
    05
    2007

    Vers une maturité de l’offre de films sur le net aux USA ?

    Article publié le 23 mai 2007
    sur le site de référence pour la distribution des contenus numériques sur Internet, Ratiatum.
    Lire l’article 1/2 & 2/2

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    27
    03
    2007

    NBC & News Corp: response against YouTube?

    The news popped up on Thursday, March 22. NBC and News Corp, the two industry giants in media and entertainment are joining forces to build a new network for showing their content on the Web. The announcement comes barely a week after Viacom filed a copyright-infringement lawsuit against YouTube. In the battle between new and old media, it's getting pretty busy. The online video market builds itself up. Alliances are made. The nine-year-old law meant to govern copyright in the digital age (the DMCA of 98) seems already outdated. But one thing is sure, a businness model is imposing itself on the Internet: free content financed by advertising.

    The Web site is supposed to be launched in the US at the beginning of the summer 2007. It has not been named yet. NBC and News Corp's content will also be broadcasted on Web portals like AOL (Time Warner), MSN (Microsoft), MySpace (News Corp) and Yahoo. The two groups' TV shows, video clips and movies (Universal Picture and 20th Century Fox) will be available for free in streaming. The customers will be able to pay and download to own some movies, like on the Apple's iTunes Store. Furthermore, the users will have the possibility of uploading their own videos. NBC and News Corp will split advertising revenue and the host sites will get a cut from the advertising that is shown on their sites.

    Is it really a response against YouTube? News Corp President Peter Chermin says it is not designed to be a YouTube-killer. In fact, he spoke with Google (YouTube parent company) chief executive Eric Schmidt about joining the venture. We don't know the negotiations' result yet. The objective seems to be a broadcasting over many sites. The image quality on the partners' sites could make the difference. However, even with lesser quality videos, can YouTube hegemony be offset? And is that really the point?

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    27
    03
    2007

    NBC & News Corp : riposte anti-YouTube ?

    La nouvelle est tombée jeudi 22 mars. NBC et News Corp, les deux géants américains des médias, s'allient pour créer un nouveau réseau de diffusion de leurs contenus vidéos sur Internet. Le projet a été annoncé à peine une semaine après que Viacom ait déposé plainte contre YouTube pour violation des droits d'auteur. Dans le conflit qui oppose nouveaux et anciens médias, les actions fusent. Le marché de la vidéo en ligne s'organise. Les alliances se forment. La loi américaine relative au droit d'auteur à l'ère numérique (la DMCA de 98) est sur la sellette. Mais une chose est sûre, un modèle économique est en train de s'imposer sur Internet : le contenu vidéo gratuit, financé par la publicité.

    Le lancement de la plate-forme de diffusion est prévue pour le début de l'été 2007, outre-Atlantique. Le projet n'a pas encore de nom définitif. NBC et News Corp distribueront également leur contenu sur plusieurs portails Internet, comme AOL (Time Warner), MSN (Microsoft), MySpace (News Corp) et Yahoo. Programmes télévisés, vidéo-clips et films (Universal Picture et 20th Century Fox) des deux groupes seront disponibles gratuitement en streaming. Certain films pourront être téléchargés et conservés contre paiement, à l'image de l'iTunes Store d'Apple. De plus, les internautes auront la possibilité de mettre en ligne leurs propres vidéos. Selon le modèle envisagé, la plate-forme sera donc financée par la publicité qui apparaîtra sur les portails.

    Peut-on qualifier cet accord de « riposte anti-YouTube » ? Peter Chermin, directeur exécutif de News Corp, certifie le contraire. Il a d'ailleurs contacté Eric Schmidt, le patron de Google (propriétaire de YouTube), pour lui proposer de se joindre à l'initiative. Le résultat des négociations est encore inconnu. L'objectif semble être une diffusion sur le plus de supports possibles. La qualité de l'image sur les sites partenaires pourrait faire la différence. Cependant, même avec des vidéos de moindre qualité, l'hégémonie de YouTube peut-elle vraiment être contrebalancée ? Et est-ce vraiment le propos ?

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    7
    03
    2007

    New Ways of Sharing Ad Money With YouTube Celebrities

    Some YouTube contributors are feeling like hot commodities, being wooed by the site's competitors with promises of guaranteed exposure and/or a share of advertising money. The most popular YouTubers generate millions of visits and tens of thousands of subscribers. It only seems fair that the YouTube stars have their piece of the cake. Thus, the video sites, like YouTube, Google Video or Revvers, that earn advertising revenues, could not continue to exploit quality user-generated content without paying for it. So, last January, Chad Hurly, YouTube's co-founder, said the company would in the coming months begin sharing advertising revenue with contributors. In the meantime, competitors are taking action.

    In an article from last February 26, the New York Times reveals that Metacafe proposes $5 for every 1,000 views, with their most popular acts netting tens of thousands of dollars. YouTube could share about 20 per cent of ad money gleaned from each video clip with the clip's producer. Until then, the famous video site has been stung by the departure of its most popular acts. Lonelygirl15, an online show about the exploits of a fictitious teenager, left for Revver, which pays producers half of all advertising revenue. The comedy duo Smosh is now exclusively on Live Video. As every TV network, film studio and record label has done for decades, the video sharing sites are thus trying proactively to sign talents.

    YouTube is by far the most popular video site on the Web, with about 26 million visitors in December, according to the Internet statistics firm comScore Media Metrix. Yahoo Video arrives in second position, with 22 million. As for the most important independant site, it is Heavy, with 6.5 millon visits. YouTube can expect hardball tactics from competitors given the economic stakes. But no YouTube competitor can boast of getting millions of eyeballs in a week. The rivals have to pay cash, money that comes from ads. And what advertisers want is to see millions of eyeballs.

    Revvers well understood this. The site, which earns ad revenues based on the number of clip views, encourages producers to distribute their videos on as many sites as possible, without exclusivity. The strategy is to let creators know the rival sites have also a great system. What the amateur producers want first is fame. Fortune comes after. The video sites give them exposure and feedback from the public. Thus, they can get some experience. While hoping video blogging might become some kind of career, one can wait for the YouTube proposition, which will hopefully be profitable for everybody.

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    7
    03
    2007

    Vers une rétribution des contenus amateurs

    Certains contributeurs de YouTube sont devenus de vraies stars, démarchées par les sites concurrents, qui leurs offrent des garanties d'exposition et/ou un partage des revenus publicitaires. Les producteurs-amateurs les plus populaires génèrent des millions de visites et des dizaines de centaines d'inscriptions au site. Il apparaît légitime que les stars de YouTube aient leur part du gâteau. Les portails vidéos, comme YouTube, Google Video ou Revvers, qui récoltent des revenus publicitaires, ne pouvaient pas continuer à exploiter ainsi un contenu amateur de qualité sans le rétribuer. En janvier dernier, Chad Hurly, co-fondateur de YouTube, a ainsi annoncé que l'entreprise allait dans les mois à venir partager ses revenus publicitaires avec les contributeurs. En attendant, la concurrence s'active.

    Dans un article du 26 février dernier, le New York Times révèle que Metacafe propose 5 dollars tous les 1 000 visionnages. Ce qui peut représenter des dizaines de milliers de dollars pour les vidéos les plus visionnées. YouTube pourrait quant à lui partager environs 20 pour cent des recettes publicitaires obtenues pour chaque clip avec son producteur. En attendant, le célèbre portail vidéo a été piqué à vif par le départ de certains de ses contributeurs les plus populaires. Lonelygirl15, véritable buzz, auteur d'une série de vidéos en forme de journal intime d'une adolescente, est parti sur Revver, qui donne la moitié de tous ses revenus publicitaires à ses producteurs. Le duo comique Smosh est désormais en exclusivité sur Live Video. Tout comme les réseaux TV, les studios de cinéma et les labels de musique le font depuis toujours, les sites de partage de vidéos tentent ainsi de signer les talents de façon pro-active.

    YouTube est de loin le portail vidéo le plus populaire, avec environs 26 millions de visites en décembre, selon le service de mesure sur Internet comScore Media Metrix. Yahoo Video arrive en deuxième position, avec 22 millions. Quand au site indépendant le plus important, il s'agit de Heavy, avec 6,5 millons de visiteurs. YouTube peut s'attendre à ce que ses concurrents emploient les grands moyens étant donné les enjeux financiers. Mais aucun concurrent ne peut se vanter d'attirer des millions d'internautes en moins d'une semaine. Les autres sites doivent alors payer cash. De l'argent qui provient des publicités. Et ce que veulent les publicitaires, c'est avoir une audience de millions d'internautes.

    Revvers l'a bien compris. le site, qui perçoit ses revenus publicitaires sur la base du nombre de visionnage des clips, encourage ses contributeurs à distribuer leurs vidéos sur le plus grand nombre de sites possible, sans exclusivité. La stratégie est de rentrer en contact avec les stars de YouTube et de leur montrer que les portails concurrents marchent tout aussi bien. Ce que recherchent ces producteurs-amateurs, c'est principalement le succès. La fortune vient après. Les portails vidéos leur apportent visibilité et feed-back de la part du public. Ils peuvent ainsi « se faire la main » et acquérir une certaine expérience. En attendant qu'il soit possible de faire carrière dans le « video blogging », espérons que YouTube fera une proposition profitable pour tout le monde.

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