05
2007
Vers une maturité de l’offre de films sur le net aux USA ?
Article publié le 23 mai 2007
sur le site de référence pour la distribution des contenus numériques sur Internet, Ratiatum.
Lire l’article 1/2 & 2/2
Article publié le 23 mai 2007
sur le site de référence pour la distribution des contenus numériques sur Internet, Ratiatum.
Lire l’article 1/2 & 2/2
The news popped up on Thursday, March 22. NBC and News Corp, the two industry giants in media and entertainment are joining forces to build a new network for showing their content on the Web. The announcement comes barely a week after Viacom filed a copyright-infringement lawsuit against YouTube. In the battle between new and old media, it's getting pretty busy. The online video market builds itself up. Alliances are made. The nine-year-old law meant to govern copyright in the digital age (the DMCA of 98) seems already outdated. But one thing is sure, a businness model is imposing itself on the Internet: free content financed by advertising.
The Web site is supposed to be launched in the US at the beginning of the summer 2007. It has not been named yet. NBC and News Corp's content will also be broadcasted on Web portals like AOL (Time Warner), MSN (Microsoft), MySpace (News Corp) and Yahoo. The two groups' TV shows, video clips and movies (Universal Picture and 20th Century Fox) will be available for free in streaming. The customers will be able to pay and download to own some movies, like on the Apple's iTunes Store. Furthermore, the users will have the possibility of uploading their own videos. NBC and News Corp will split advertising revenue and the host sites will get a cut from the advertising that is shown on their sites.
Is it really a response against YouTube? News Corp President Peter Chermin says it is not designed to be a YouTube-killer. In fact, he spoke with Google (YouTube parent company) chief executive Eric Schmidt about joining the venture. We don't know the negotiations' result yet. The objective seems to be a broadcasting over many sites. The image quality on the partners' sites could make the difference. However, even with lesser quality videos, can YouTube hegemony be offset? And is that really the point?
La nouvelle est tombée jeudi 22 mars. NBC et News Corp, les deux géants américains des médias, s'allient pour créer un nouveau réseau de diffusion de leurs contenus vidéos sur Internet. Le projet a été annoncé à peine une semaine après que Viacom ait déposé plainte contre YouTube pour violation des droits d'auteur. Dans le conflit qui oppose nouveaux et anciens médias, les actions fusent. Le marché de la vidéo en ligne s'organise. Les alliances se forment. La loi américaine relative au droit d'auteur à l'ère numérique (la DMCA de 98) est sur la sellette. Mais une chose est sûre, un modèle économique est en train de s'imposer sur Internet : le contenu vidéo gratuit, financé par la publicité.
Le lancement de la plate-forme de diffusion est prévue pour le début de l'été 2007, outre-Atlantique. Le projet n'a pas encore de nom définitif. NBC et News Corp distribueront également leur contenu sur plusieurs portails Internet, comme AOL (Time Warner), MSN (Microsoft), MySpace (News Corp) et Yahoo. Programmes télévisés, vidéo-clips et films (Universal Picture et 20th Century Fox) des deux groupes seront disponibles gratuitement en streaming. Certain films pourront être téléchargés et conservés contre paiement, à l'image de l'iTunes Store d'Apple. De plus, les internautes auront la possibilité de mettre en ligne leurs propres vidéos. Selon le modèle envisagé, la plate-forme sera donc financée par la publicité qui apparaîtra sur les portails.
Peut-on qualifier cet accord de “riposte anti-YouTube” ? Peter Chermin, directeur exécutif de News Corp, certifie le contraire. Il a d'ailleurs contacté Eric Schmidt, le patron de Google (propriétaire de YouTube), pour lui proposer de se joindre à l'initiative. Le résultat des négociations est encore inconnu. L'objectif semble être une diffusion sur le plus de supports possibles. La qualité de l'image sur les sites partenaires pourrait faire la différence. Cependant, même avec des vidéos de moindre qualité, l'hégémonie de YouTube peut-elle vraiment être contrebalancée ? Et est-ce vraiment le propos ?
Some YouTube contributors are feeling like hot commodities, being wooed by the site's competitors with promises of guaranteed exposure and/or a share of advertising money. The most popular YouTubers generate millions of visits and tens of thousands of subscribers. It only seems fair that the YouTube stars have their piece of the cake. Thus, the video sites, like YouTube, Google Video or Revvers, that earn advertising revenues, could not continue to exploit quality user-generated content without paying for it. So, last January, Chad Hurly, YouTube's co-founder, said the company would in the coming months begin sharing advertising revenue with contributors. In the meantime, competitors are taking action.
In an article from last February 26, the New York Times reveals that Metacafe proposes $5 for every 1,000 views, with their most popular acts netting tens of thousands of dollars. YouTube could share about 20 per cent of ad money gleaned from each video clip with the clip's producer. Until then, the famous video site has been stung by the departure of its most popular acts. Lonelygirl15, an online show about the exploits of a fictitious teenager, left for Revver, which pays producers half of all advertising revenue. The comedy duo Smosh is now exclusively on Live Video. As every TV network, film studio and record label has done for decades, the video sharing sites are thus trying proactively to sign talents.
YouTube is by far the most popular video site on the Web, with about 26 million visitors in December, according to the Internet statistics firm comScore Media Metrix. Yahoo Video arrives in second position, with 22 million. As for the most important independant site, it is Heavy, with 6.5 millon visits. YouTube can expect hardball tactics from competitors given the economic stakes. But no YouTube competitor can boast of getting millions of eyeballs in a week. The rivals have to pay cash, money that comes from ads. And what advertisers want is to see millions of eyeballs.
Revvers well understood this. The site, which earns ad revenues based on the number of clip views, encourages producers to distribute their videos on as many sites as possible, without exclusivity. The strategy is to let creators know the rival sites have also a great system. What the amateur producers want first is fame. Fortune comes after. The video sites give them exposure and feedback from the public. Thus, they can get some experience. While hoping video blogging might become some kind of career, one can wait for the YouTube proposition, which will hopefully be profitable for everybody.
Certains contributeurs de YouTube sont devenus de vraies stars, démarchées par les sites concurrents, qui leurs offrent des garanties d'exposition et/ou un partage des revenus publicitaires. Les producteurs-amateurs les plus populaires génèrent des millions de visites et des dizaines de centaines d'inscriptions au site. Il apparaît légitime que les stars de YouTube aient leur part du gâteau. Les portails vidéos, comme YouTube, Google Video ou Revvers, qui récoltent des revenus publicitaires, ne pouvaient pas continuer à exploiter ainsi un contenu amateur de qualité sans le rétribuer. En janvier dernier, Chad Hurly, co-fondateur de YouTube, a ainsi annoncé que l'entreprise allait dans les mois à venir partager ses revenus publicitaires avec les contributeurs. En attendant, la concurrence s'active.
Dans un article du 26 février dernier, le New York Times révèle que Metacafe propose 5 dollars tous les 1 000 visionnages. Ce qui peut représenter des dizaines de milliers de dollars pour les vidéos les plus visionnées. YouTube pourrait quant à lui partager environs 20 pour cent des recettes publicitaires obtenues pour chaque clip avec son producteur. En attendant, le célèbre portail vidéo a été piqué à vif par le départ de certains de ses contributeurs les plus populaires. Lonelygirl15, véritable buzz, auteur d'une série de vidéos en forme de journal intime d'une adolescente, est parti sur Revver, qui donne la moitié de tous ses revenus publicitaires à ses producteurs. Le duo comique Smosh est désormais en exclusivité sur Live Video. Tout comme les réseaux TV, les studios de cinéma et les labels de musique le font depuis toujours, les sites de partage de vidéos tentent ainsi de signer les talents de façon pro-active.
YouTube est de loin le portail vidéo le plus populaire, avec environs 26 millions de visites en décembre, selon le service de mesure sur Internet comScore Media Metrix. Yahoo Video arrive en deuxième position, avec 22 millions. Quand au site indépendant le plus important, il s'agit de Heavy, avec 6,5 millons de visiteurs. YouTube peut s'attendre à ce que ses concurrents emploient les grands moyens étant donné les enjeux financiers. Mais aucun concurrent ne peut se vanter d'attirer des millions d'internautes en moins d'une semaine. Les autres sites doivent alors payer cash. De l'argent qui provient des publicités. Et ce que veulent les publicitaires, c'est avoir une audience de millions d'internautes.
Revvers l'a bien compris. le site, qui perçoit ses revenus publicitaires sur la base du nombre de visionnage des clips, encourage ses contributeurs à distribuer leurs vidéos sur le plus grand nombre de sites possible, sans exclusivité. La stratégie est de rentrer en contact avec les stars de YouTube et de leur montrer que les portails concurrents marchent tout aussi bien. Ce que recherchent ces producteurs-amateurs, c'est principalement le succès. La fortune vient après. Les portails vidéos leur apportent visibilité et feed-back de la part du public. Ils peuvent ainsi “se faire la main” et acquérir une certaine expérience. En attendant qu'il soit possible de faire carrière dans le “video blogging”, espérons que YouTube fera une proposition profitable pour tout le monde.