Intermedia
THE FUTUR OF DIGITAL CONTENTS' DISTRIBUTION
  • Sophie Boudet-Dalbin

    Docteur en sciences de l'information et de la communication (SIC) de l'Université Paris 2 Panthéon-Assas, je travaille sur la distribution des contenus numériques.

    Ma recherche doctorale, pluridisciplinaire, est une étude prospective qui vise à trouver des solutions concrètes pour la distribution des films par Internet, en mesure de dépasser les stéréotypes et de réconcilier les motivations et contraintes des divers acteurs économiques, créateurs, publics internautes et entités nationales.
    ....................................

    Doctor in Information and Communication Sciences at the University Paris 2 Panthéon-Assas, I focus on digital content distribution.

    My PhD, multidisciplinary, aimes at finding concrete solutions for digital distribution of films, that would outreach stereotypes as well as reconcile the motivations and constraints of the various economic actors, creators, audience, Internet users and national entities.


  • Articles taggés avec ‘VOD’

    22
    02
    2010

    Quel rôle pour le public de cinéma sur le net ?

    marketing_viralEn début de semaine dernière, un email arrive dans ma boîte de réception ; UbicMedia organise une conférence pour débattre du sort du cinéma à l’ère d’Internet, entre professionnels du secteur, dans un lieu très sélect. La communication est faite 2 jours avant l’événement ; le cercle des invités semble assez concentré. Le rendez-vous est pris.

    UbicMedia, dont j’avais interviewé il y a 2 ans le directeur marketing Pierre Col, propose PUMit, un système sécurisé de diffusion de films sur Internet, intéressant même si seulement compatible PC… Donc, UbicMedia organise les PUMit Meetings, conférences bimestrielles sur Internet entant que nouveau média pour le cinéma. Le 18 février, la 2e édition allait se concentrer sur les spectateurs qui deviennent actifs. Un thème qui n’a pas fini de faire parler de lui.

    Dans la brume matinale parisienne, me voici qui monte l’avenue Junot. Les indications disent d’emprunter le Passage de la sorcière ; je m’exécute. Après avoir poussé un grand portail noir, je rentre dans l’Hôtel particulier de Montmartre. « On dirait que l’on rejoint une société secrète », me lance en plaisantant une personne qui se rend également à la conférence. Nous entrons alors dans cette belle bâtisse blanche. Accueillis comme il se doit, on nous remet un descriptif du système PUMit et une listes de tous les participants avec la société qu’ils représentent. Le ton est donné.

    Au programme, aux côtés d’Olivier Pfeiffer d’UbicMedia USA, Serge Hayat de People for Cinema & Cyril Barthet de Vodkaster, qui étaient intervenus il y a 3 semaines à la conférence-débat que j’avais suivi avec grand intérêt à La Cantine. Chacun nous expose son service. Les questions du public de professionnels pleuvent ; l’opportunité de décortiquer ces nouveaux outils marketing pour la diffusion des films à l’ère d’Internet. 

    Dans une lumière tamisée, devant un parterre de fauteuils cuirassés, entourés de tableaux du New York industriels et de vases emplis de fleurs de lys, les intervenants commencent la grand-messe. Serge Hayat entame et incise : « Lorsque les personnes de My Majors Company sont venus me trouver il y a quelque temps pour adapter le concept à l’industrie du cinéma, au début je n’y croyais pas trop ; et je n’y crois toujours pas. » Il s’explique ; l’industrie du film a cela de particulier par rapport à celle de la musique que les coûts sont énormes, les structures de productions atomisées (en Europe, et en France particulièrement), que le métier de producteur est bien distinct de celui de distributeur et que l’ingénierie est différente, avec un besoin essentiel de pré-vendre le film. Ainsi, un modèle basé sur la production n’a que peu de chance…

    La valeur ajoutée de cette plateforme Internet qui propose à l’internaute de cofinancer des films (jusqu’à 20 par an, à terme) réside donc dans l’offre d’un marketing alternatif qui travaille les communautés sur chaque film, à l’heure où les coûts de communication flambent pour attirer l’attention du public et cultiver le goût de la salle. Le modèle économique est simple ; sur 100€ investis par l’internaute (avec un retour sur investissement de 15% sur les recettes), 110€ sont prélevés, dont 10€ de frais techniques. Parallèlement, le modèle publicitaire sera bientôt mis en œuvre. Lancé en début d’année, le site People for Cinema semble donc prometteur et adapté aux attentes du public internaute-cynéphile. 

    C’est au tour de Cyril Barthet de présenter Vodkaster, site qui propose aux internautes de visionner ou de poster des répliques de films, sortes d’extraits promo de moins de 3 minutes (limite pour ne pas avoir à reverser de sous aux ayants droit). Le fondateur de cette plateforme cinéma, qui en est encore à ses débuts, expose ses différentes pistes d’évolution. Entre autres, un Movie Quiz récemment mis en ligne sur le site ; un outil de divertissement très prometteur, une véritable porte d’entrée ludique qui permettrait d’élargir l’audience. 

    Dernier intervenant, Olivier Pfeiffer d’UbicMedia, qui propose de nous parler du Theatrical On-Demand. S’appuyant sur les observations de B-Side, distributeur innovant dans le domaine de la distribution numérique de films, Olivier Pfeiffer souligne que même si certaines sorties en salles demeurent déficitaires, un film sorti d’abord en salle fait en moyenne 25 fois plus de vente qu’un film sorti directement en DVD. La sortie cinéma peut donc être considérée, dans une certaine mesure, simplement comme une opération marketing, dont les coûts pourraient être supportés par les internautes, passionnés par un film découvert lors d’un festival par exemple. Une façon intéressante de donner la possibilité au public d’utiliser Internet pour faire vivre le cinéma.

    Tags: , , , , , , ,
    Publié dans FRANCAIS |

    Aucun commentaire

    5
    02
    2010

    Cinéma & Internet, la réflexion avance

    Affiche3Nombres de conférences sur l’avenir du cinéma à l’ère d’Internet n’arrivent malheureusement pas à dépasser le simple inventaire des blocages. Mais lorsqu’elles réussissent effectivement à bâtir des échanges constructifs et concrets autour de nouvelles pistes de création de valeur entre deux secteurs qui se heurtent, celles-ci méritent d’être saluées !

    C’est le défi qu’a relevé avec brio la conférence-débat Cinéma & Internet jeudi dernier à La Cantine, dans le cadre de 3 jours événements Free Culture remix pour fêter ses 2 ans d’existence. L’occasion de réunir cinéphiles, producteurs cinéma, distributeurs de salles, éditeurs DVD, entrepreneurs dans les domaines des réseaux sociaux, du crowdfounding, de la VOD, des moteurs de recommandation, de l’indexation collaborative de films.

    Alain Rocca, producteur de films et directeur d’UniversCiné, assurait ainsi que l’industrie est bien consciente que tout l’avenir du cinéma se joue sur Internet et qu’il ne lui faut vraiment pas rater la marche. Voilà qui est rassurant ! La question centrale serait de trouver comment susciter l’appétit de cinéma, moteur de la filière, initialement basé sur la chronologie des médias, qui permet d’amortir les recettes d’un film sur ses différents supports. Etant donné que le P2P répond à l’appétit du tout-tout-de-suite, l’enjeu est alors de réussir à faire migrer cet appétit vers les offres légales, qui malheureusement tardent à apparaître.

    Des pistes sont à l’étude, comme des systèmes premiums (donc assez chers) pour voir un film sur Internet avant sa sortie en salles. Un système qui ne serait pas destructeur de valeur, à la différence du gratuit, aux vues de l’investissement financier colossal dans la production. Alain Rocca prévient d’ailleurs contre le spectre du « cinéma de Monsieur Carrefour » dans l’économie du gratuit ; le film devenant un simple produit d’appel pour des grandes marques en quête de notoriété. Par contre, Apple, avec la location de films sur l’iTunes Store, va dans le bon sens en facilitant l’aisance du consommateur et en apportant du qualitatif. 

    Aux côtés de représentants de l’industrie (producteur et distributeur), la conférence réunissait un panel d’entrepreneurs proposant des modèles de valorisation du cinéma adaptés aux nouveaux usages. L’occasion de confronter les réels enjeux du cinéma traditionnel et les évolutions possibles de cette industrie sur Internet. Ont répondu présents : 

    Cinefriends, un site communautaire pour passionnés de cinéma qui propose d’accompagner le film sur Internet, et par là même, de réduire la frontière entre professionnels et cinéphiles.

    Cinetrafic, un moteur de recommandation innovant avec pour vocation de favoriser la vente et la location de films sur tous supports ainsi que la promotion du contenu cinéma sur Internet. Des listes reconstruisant l’univers cinématographique permettent ainsi aux internautes d’y voyager à leur grès, que ce soit à travers les filmographies, les festivals, les genres.

    People for Cinema, une plateforme Internet qui propose de financer la distribution et la commercialisation des films. Par le biais d’accords avec les distributeurs (Mars Distribution, Canal+), les internautes vont pouvoir s’insérer dans les contrats (droits de coproduction, parts dans la distribution en salles). Il s’agit de leur donner la possibilité d’investir de l’argent (avec une mise de départ de 20€) dans la distribution des films auxquels ils croient et pouvoir ensuite toucher une partie des recettes. Parallèlement, ils participent au lancement, rencontrent les équipes, sont invités aux avant-premières privées et deviennent ainsi des ambassadeurs privilégiés pour les films dans lesquels ils ont investi.

    Touscoprod propose pour sa part aux internautes cinéphiles de devenir producteurs de films. Axée autour du cinéma indépendant, cette plateforme Internet construit des communautés qui vont venir soutenir la production, bien en amont du film. Avec une mise de départ de 10€, Touscoprod contribuerait pour 10 % en moyenne du budget total de production.

    Ulike, un site de partage des goûts qui réunit 40 000 personnes de 50 pays. Bien qu’il regroupe la culture dans toute sa transversalité, le cinéma représente tout de même un tiers de sa base de données. Sur le modèle de l’encyclopédie participative en ligne Wikipedia, ce site crée un algorithme qui, à partir des goûts, va émettre des recommandations. Le principe est simple, l’internaute dit ce qu’il aime et Ulike va lui recommander d’autres choses.

    Vodkaster, une plateforme web qui agit sur le marketing en permettant le visionnage d’extraits de films. Partant du constat que YouTube répond à un appétit certain pour voir ou revoir des scènes cultes, Vodkaster a voulu créer une alternative en misant sur la qualité vidéo, la recontextalisation et la légalité de l’offre. 12 000 scènes sont ainsi référencées et classées par mots clés. Un projet d’algorithme serait à l’étude, pour la recherche par répliques par exemple. Surfant également sur la vague du participatif, Vodkaster permet aux internautes de poster des vidéos par le biais de son logiciel de sélection de scène de moins de 3 minutes. Le modèle économique repose sur un référencement de l’offre légale, des flux publicitaires et une offre de services pour les distributeurs.

    The Auteurs, une plateforme VOD internationale (qui propose donc de louer des vidéos, selon les accords par zone géographique) avec toutes les fonctionnalités de promotion virale et qui propose un service B2B.

    Après un débat entre tous les intervenants et la salle, il en est ressorti que la grande valeur ajoutée d’une distribution des films sur Internet demeure la recommandation, qui diminue radicalement le coût de recherche du consommateur.

    Le grand défi du cinéma à l’ère du numérique demeure l’adaptation de la chronologie des médias. Même si certaines expériences de diffusion simultanée multisupports ont rencontré un réel succès, il n’empêche qu’elles restent exceptionnelles et ne justifient pas forcément de jeter le bébé avec l’eau du bain.

    Prenons par exemple, le film Home. Diffusé gratuitement sur YouTube 10 jours avant sa diffusion TV et sa distribution DVD simultanée, le film a rencontré un réel succès auprès du public. Mais il faut garder à l’esprit que sa production avait été principalement financée par le mécénat et qu’il s’agit d’un film particulier. Un autre exemple qui est revenu régulièrement tout au long de la conférence : L’année de la jupe, diffusé simultanément en salles et à la TV. Financé par la télé, il est apparu que la distribution cinéma n’a pas été cannibalisée par la diffusion TV. 

    Les salles seraient-elles vouées à disparaître ? Une chose est sûre, à force de vouloir se protéger, l’industrie cinéma risque de s’enfermer dans son tombeau, chose que l’industrie de la musique commence à peine à réaliser.

    Tags: , , , , , , , , ,
    Publié dans FRANCAIS |

    Aucun commentaire

    18
    03
    2009

    Cine4me formidable

    AtTheMoviesToujours à la recherche de nouveaux modèles innovants de distribution de contenu audiovisuel, j’ai découvert récemment un nouveau site au concept alléchant : cine4me, une startup qui va distribuer en vidéo à la demande des films méditerranéens.

    Je sors ma lampe torche, je creuse un peu, je tombe sur l’équipe fort sympathique. Ils me décrivent ce projet sur lequel ils travaillent depuis bientôt 2 ans.

    La cible : les expatriés français cinéphiles.
    Les films : principalement francophones, tout du moins provenant de la vaste région située entre l’Europe, l’Afrique et l’Asie.
    Le site : pour l’instant juste un blog.
    On y découvre des films à l’affiche. Notamment le dernier film de Costa-Gavras, Eden à l’Ouest, avec l’envoûtant Riccardo Scamarcio. Je vous le recommande, vraiment très beau (le film aussi ;)
    On peut aussi y lire l’annonce de la future plateforme de VoD et la liste des partenaires.

    Initialement, cine4me voulait proposer des films en VoD moins cher que tout le monde, avec un lecteur qui ne plante pas après le paiement (chose assez courante malheureusement) et une ligne éditoriale de qualité. Mais il semblerait qu’aujourd’hui, ce ne soit pas le meilleur moment pour les entrepreneur de la VoD. Fini l’engouement des débuts de la part des investisseurs et producteurs pour les sites de VoD. Désormais, la crise refroidit, le piratage aussi…

    Alors pourquoi pas faire appel aux annonceurs ?! Bon déjà, le secteur va mal. Et puis la sélection est nécessaire afin de ne pas dénaturer l’offre de cinéma d’auteur. Imaginez une pub de Renault à côté un film de Kusturica…

    Bref, j’attends avec impatience que cette prometteuse plateforme VoD trouve son modèle économique et nous ravisse avec une offre légale attractive adaptée au média Internet et donc aux attentes de la « génération.com ».
    Restez à l’écoute…

    Tags:
    Publié dans FRANCAIS |

    Aucun commentaire

    16
    09
    2008

    Solutions B2B de distribution vidéo sur Internet

    Après avoir lu l’article de Michael Arrington sur TechCrunch à propos de sa « Conversation avec Jeremy Allaire, CEO de Brightcove, sur les échecs du marché de la vidéo en ligne et son avenir » et regardé de plus près l’offre de Brightcove, je me suis dit qu’il manquait quelque chose à mes recherches sur le futur de la distribution de films sur Internet.

    Plutôt que de rester au niveau des offres développées pour le marché des consommateurs, peut-être devrais-je m’intéresser au marché professionnel, le B2B ? Je pourrais alors répondre aux problématiques concrètes des producteurs et distributeurs indépendants : Quelles solutions pour distribuer mon contenu sur Internet ? Quelles sont les plates-formes qui ont fait leurs preuves et auraient une visibilité suffisante à l’international ?

    Je vais donc m’efforcer de dresser un inventaire le plus exhaustif possible des solutions B2B pour le marché de la vidéo en ligne, France-Europe-US. Affaire à suivre…

    Tags: ,
    Publié dans FRANCAIS |

    Aucun commentaire

    25
    02
    2008

    Avec VIVACODE, la VOD devient vivable

    L’accès à la vidéo gratuite n’a jamais été aussi facile, riche et qualitatif, car l’offre gratuite de contenu a proliféré. La TNT et l’offre ADSL de base satisfont une bonne partie de la demande. Avec la catch-up TV, le streaming et le téléchargement, le spectateur a un large choix. Moins disponible et plus exigeant, il devient beaucoup plus sélectif vis-à-vis des offres payantes.

    Aujourd’hui, l'intérêt pour la vidéo-à-la-demande n'est pas sans rappeler l'engouement qu'avait suscité le DVD à sa sortie. La VOD est un moyen innovant d'accès à la vidéo sur Internet, avec une liberté inégalée. « Reste à accompagner la maturation et le développement des habitudes de consommation avec l’amélioration progressive des catalogues et la mise au point d’offres fidélisantes », comme l'indique la dernière étude du CNC sur les nouvelles formes de consommation des images.

    A la différence des majors, qui tentent de proposer une offre payante sur Internet, pour réagir face au piratage, quelques start-ups issues de la culture Internet développent des architectures techniques, pour (agir) répondre à un besoin réel. Ce besoin, c'est la consommation de contenu audiovisuel en ligne on demand.

    Ainsi, avec Internet, c'est quand je veux, où je veux, comme je veux. VIVACODE l'a bien compris. Cette jeune entreprise innovante propose un système de maîtrise de la dissémination des contenus multimédias sans DRM, qui assure aux auteurs, producteurs et distributeurs de ne pas être privés de leurs droits sur le Web. Plus qu'un simple outil de distribution sécurisée, VIVACODE permet d'utiliser la puissance virale d'Internet.

    Les avantages comparatifs sont indéniables. Avec le .fun (Format Universel Numérique) conçu par VIVACODE, les fichiers deviennent multi-plateformes et multi-formats. Le fait qu'une clé et un lecteur uniques soient générés à chaque demande de lecture, permet d'éviter l'un des principaux freins à l'expansion de la VOD, à savoir le coût d'encodage. De plus, pas besoin d'être forcément connecté au réseau pour visionner la vidéo téléchargée.

    Pour l'instant, le gros de l'activité de VIVACODE est réalisé dans le domaine du e-learning. Espérons que les producteurs et distributeurs cinéma vont vite réaliser le potentiel de cette technologie pour rendre viables les modèles économiques sur Internet et commencer à établir une offre homogène et conviviale pour le consommateur final.

    Tags: , , ,
    Publié dans FRANCAIS |

    Aucun commentaire

    21
    01
    2008

    La distribution des films par Internet avance

    La semaine dernière, j'ai pu enfin rencontrer Pierre Col, responsable marketing et business développement d'UbicMedia. Cette jeune entreprise a développé PUMit, une technologie « post-DRM » qui permet de diffuser du contenu (films, musique) sur Internet. Tout ceci est franco-français et très prometteur !

    Le point de départ de PUMit : Comment faciliter la circulation des œuvres sur Internet sans la freiner à coup de DRM ou de piratage abusifs ?

    Le fonctionnement de PUMit : L'ayant droit va sur le site pour y mettre le fichier source. PUMit sépare le fichier en deux parties. D'un côté, un « fichier nomade » MPEG4 contenant 95 à 99 % du contenu librement copiable et rediffusable. De l'autre, un flux de contrôle envoyé par le serveur PUMit à très faible débit, qui va reconstituer le contenu original. L'ayant droit définit les conditions de diffusion, la zone géographique, les prix. Il peut ensuite à tout moment modifier ces conditions directement sur le site.

    L'utilisation concrète de PUMit : Les fichiers peuvent être distribuer via les systèmes de P2P, performants et très utilisés. L'utilisateur va alors télécharger le fichier et par exemple pouvoir visionner les 2 premières minutes puis sera invité à payer 2 € pour pouvoir voir le fichier dans son intégralité. Ou alors le site d'un festival, comme celui du festival Cinéma Nouvelle Génération pourra proposer en VOD les films en compétition. PUMit, lui, se rémunère sur un pourcentage fixe par unité achetée et pour chaque visionnage.

    Pourquoi PUMit a un avenir prometteur : Idéal pour les producteurs indépendants, adapté aux nouvelles attentes de tester avant de payer pour un téléchargement, répondant à un besoin d'économie de bande passante, simple et souple, PUMit est un système très séduisant, tant pour l'utilisateur que pour l'ayant droit.

    Pourquoi PUMit ne pourra pas devenir, en l'état, un standard pour la distribution de films sur Internet : Accessible seulement pour les utilisateurs de PC, les adeptes de Mac devront attendre. Le multi-plateforme demeure cependant un gage de réussite pour les futurs systèmes de distribution de contenu sur Internet.

    Tags: , , ,
    Publié dans FRANCAIS |

    Aucun commentaire

    23
    05
    2007

    Vers une maturité de l’offre de films sur le net aux USA ?

    Article publié le 23 mai 2007
    sur le site de référence pour la distribution des contenus numériques sur Internet, Ratiatum.
    Lire l’article 1/2 & 2/2

    Tags: , ,
    Publié dans FRANCAIS |

    Aucun commentaire

    27
    03
    2007

    NBC & News Corp: response against YouTube?

    The news popped up on Thursday, March 22. NBC and News Corp, the two industry giants in media and entertainment are joining forces to build a new network for showing their content on the Web. The announcement comes barely a week after Viacom filed a copyright-infringement lawsuit against YouTube. In the battle between new and old media, it's getting pretty busy. The online video market builds itself up. Alliances are made. The nine-year-old law meant to govern copyright in the digital age (the DMCA of 98) seems already outdated. But one thing is sure, a businness model is imposing itself on the Internet: free content financed by advertising.

    The Web site is supposed to be launched in the US at the beginning of the summer 2007. It has not been named yet. NBC and News Corp's content will also be broadcasted on Web portals like AOL (Time Warner), MSN (Microsoft), MySpace (News Corp) and Yahoo. The two groups' TV shows, video clips and movies (Universal Picture and 20th Century Fox) will be available for free in streaming. The customers will be able to pay and download to own some movies, like on the Apple's iTunes Store. Furthermore, the users will have the possibility of uploading their own videos. NBC and News Corp will split advertising revenue and the host sites will get a cut from the advertising that is shown on their sites.

    Is it really a response against YouTube? News Corp President Peter Chermin says it is not designed to be a YouTube-killer. In fact, he spoke with Google (YouTube parent company) chief executive Eric Schmidt about joining the venture. We don't know the negotiations' result yet. The objective seems to be a broadcasting over many sites. The image quality on the partners' sites could make the difference. However, even with lesser quality videos, can YouTube hegemony be offset? And is that really the point?

    Tags: , ,
    Publié dans ENGLISH |

    Aucun commentaire

    27
    03
    2007

    NBC & News Corp : riposte anti-YouTube ?

    La nouvelle est tombée jeudi 22 mars. NBC et News Corp, les deux géants américains des médias, s'allient pour créer un nouveau réseau de diffusion de leurs contenus vidéos sur Internet. Le projet a été annoncé à peine une semaine après que Viacom ait déposé plainte contre YouTube pour violation des droits d'auteur. Dans le conflit qui oppose nouveaux et anciens médias, les actions fusent. Le marché de la vidéo en ligne s'organise. Les alliances se forment. La loi américaine relative au droit d'auteur à l'ère numérique (la DMCA de 98) est sur la sellette. Mais une chose est sûre, un modèle économique est en train de s'imposer sur Internet : le contenu vidéo gratuit, financé par la publicité.

    Le lancement de la plate-forme de diffusion est prévue pour le début de l'été 2007, outre-Atlantique. Le projet n'a pas encore de nom définitif. NBC et News Corp distribueront également leur contenu sur plusieurs portails Internet, comme AOL (Time Warner), MSN (Microsoft), MySpace (News Corp) et Yahoo. Programmes télévisés, vidéo-clips et films (Universal Picture et 20th Century Fox) des deux groupes seront disponibles gratuitement en streaming. Certain films pourront être téléchargés et conservés contre paiement, à l'image de l'iTunes Store d'Apple. De plus, les internautes auront la possibilité de mettre en ligne leurs propres vidéos. Selon le modèle envisagé, la plate-forme sera donc financée par la publicité qui apparaîtra sur les portails.

    Peut-on qualifier cet accord de « riposte anti-YouTube » ? Peter Chermin, directeur exécutif de News Corp, certifie le contraire. Il a d'ailleurs contacté Eric Schmidt, le patron de Google (propriétaire de YouTube), pour lui proposer de se joindre à l'initiative. Le résultat des négociations est encore inconnu. L'objectif semble être une diffusion sur le plus de supports possibles. La qualité de l'image sur les sites partenaires pourrait faire la différence. Cependant, même avec des vidéos de moindre qualité, l'hégémonie de YouTube peut-elle vraiment être contrebalancée ? Et est-ce vraiment le propos ?

    Tags: , ,
    Publié dans FRANCAIS |

    Aucun commentaire

    4
    03
    2007

    Le P2P au service d'Hollywood

    Depuis lundi, il est possible de télécharger des films en toute légalité sur le site de BitTorrent. La compagnie a finalement réussi à convaincre les studios hollywoodiens de sa bonne foi, moyennant tout de même quelques concessions. L'offre de distribution numérique de films ne semble pas encore prête à s'ajuster à la demande.

    Le site BitTorent.com propose plus de 3.000 films, issus des catalogues de la 20th Century Fox, Paramount, Warner Brothers et MGM, disponibles légalement, moyennant 3,99 dollars pour les nouveautés et 2,99 dollars pour les films plus anciens, comme « Reservoir Dogs ». Une fois le film sur l'ordinateur, il expire sous 30 jours suivant l'achat ou 24 heures après le début du visionnage. Il s'agit d'un service de location. Pas d'achat possible. Les majors en auraient exigé un prix trop élevé pour être attractif.

    L'avantage de BitTorrent réside dans sa rapidité de téléchargement. Cette technologie peer-to-peer (P2P), introduite par M. Cohen en 2001, permet le transfert depuis différents « pairs » pour un même fichier (multisourcing) et le morcellement du fichier en blocs. Le réseau montre toute son efficacité lorsqu'il y a beaucoup d'utilisateurs. Plus il y a de monde qui télécharge, plus il y a de monde qui partage. Dans son dernier communiqué de presse, la société dénombre 135 millions clients existants. Reste à savoir si ces anciens utilisateurs, habitués à se servir de BitTorrent pour obtenir gratuitement des films pirates, seront massivement séduits par cette nouvelle formule payante. Le peu d'utilisateurs du service pourraient alors atténuer l'avantage comparatif de BitTorrent sur ses concurrents.

    Le marché de la distribution de films par Internet commence à prendre forme. Certains sites de vidéo à la demande (VOD), proposent les films à la location et à l'achat (Amazon Unbox, Movielink), avec des formules d'abonnement (MovieFlix, Vongo), avec la possibilité de graver le film sur DVD (CinemaNow). D'autres sites se définissent plutôt comme des magasins en ligne, avec système et terminal de lecture propriétaires (iTunes Store, Xbox Live Marketplace). Des acteurs hybrides (Blockbuster, Netflix) proposent aussi un système d'abonnement, de location et d'achat de DVD en ligne, mais avec distribution postale. Enfin, des portails vidéos offrent du contenu posté par les internautes (à l'image du désormais célèbre YouTube), avec du contenu professionnel à l'achat ou à la location (Google Video). Les modèles économiques varient donc sensiblement. Mais BitTorrent et ses rivaux ont tous en commun un même défi : prouver à l'internaute que louer un film en ligne est plus convivial et moins contraignant que de se déplacer au vidéo club. Ils doivent également rivaliser avec le téléchargement illégal, qui demeure important.

    Mais comment convaincre des internautes habitués à obtenir les films gratuitement, à choisir dans un vaste catalogue, à pouvoir lire les vidéos sur n'importe quel terminal et les échanger avec leur entourage en toute liberté. Selon BitTorrent, 34 pour cent des utilisateurs de leur système seraient prêts à payer pour un service légal garantissant la qualité des fichiers. Cependant, les handicaps demeurent. Les DRM imposées par les studios ne permettent de visionner le film téléchargé que sur un seul ordinateur. Pas de possibilité de transférer le ficher par Internet, vers un autre poste ou même vers un baladeur numérique. Des solutions de distribution sans DRM (à l'image de l'initiative de Warner Music France) seraient à l'étude avec les partenaires. Mais rien n'est encore fait. En outre, la pauvreté du catalogue, l'absence de médiation œuvre-public, le manque de contenu gratuit, laissent à penser que l'offre n'a pas réellement cherché à comprendre la demande.

    BitTorrent arrive tout de même à innover en s'appuyant de manière paradoxale sur le réseau P2P pour proposer une offre payante, tout comme Peer Impact le fait depuis août 2005. Même si des firmes non-affiliées à BitTorrent continuent à proposer des films pirates via des versions et des sites Internet du logiciel open source, l'entreprise californienne entend bien gagner en respectabilité et vendre la technologie à d'autres magasins de films en ligne ou directement aux studios. BitTorrent permet en effet de transmettre des fichiers lourds pour un coût très inférieur à celui des autres systèmes actuellement sur le marché.

    Les studios hollywoodiens, quant à eux, entendent bien remettre les pirates sur le droit chemin de l'offre légale. L'essentiel n'est-il pas de participer ! Reste à voir si le public suivra.

    Tags: , ,
    Publié dans FRANCAIS |

    Aucun commentaire