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THE FUTUR OF DIGITAL CONTENTS’ DISTRIBUTION
  • Sophie Boudet-Dalbin

    Docteur en sciences de l'information et de la communication (SIC) de l'Université Paris 2 Panthéon-Assas, je travaille sur la distribution des contenus numériques.

    Ma recherche doctorale, pluridisciplinaire, est une étude prospective qui vise à trouver des solutions concrètes pour la distribution des films par Internet, en mesure de dépasser les stéréotypes et de réconcilier les motivations et contraintes des divers acteurs économiques, créateurs, publics internautes et entités nationales.
    ....................................

    Doctor in Information and Communication Sciences at the University Paris 2 Panthéon-Assas, I focus on digital content distribution.

    My PhD, multidisciplinary, aimes at finding concrete solutions for digital distribution of films, that would outreach stereotypes as well as reconcile the motivations and constraints of the various economic actors, creators, audience, Internet users and national entities.


  • Articles taggés avec ‘VOD’

    21
    01
    2008

    La distribution des films par Internet avance

    La semaine dernière, j'ai pu enfin rencontrer Pierre Col, responsable marketing et business développement d'UbicMedia. Cette jeune entreprise a développé PUMit, une technologie « post-DRM » qui permet de diffuser du contenu (films, musique) sur Internet. Tout ceci est franco-français et très prometteur !

    Le point de départ de PUMit : Comment faciliter la circulation des œuvres sur Internet sans la freiner à coup de DRM ou de piratage abusifs ?

    Le fonctionnement de PUMit : L'ayant droit va sur le site pour y mettre le fichier source. PUMit sépare le fichier en deux parties. D'un côté, un « fichier nomade » MPEG4 contenant 95 à 99 % du contenu librement copiable et rediffusable. De l'autre, un flux de contrôle envoyé par le serveur PUMit à très faible débit, qui va reconstituer le contenu original. L'ayant droit définit les conditions de diffusion, la zone géographique, les prix. Il peut ensuite à tout moment modifier ces conditions directement sur le site.

    L'utilisation concrète de PUMit : Les fichiers peuvent être distribuer via les systèmes de P2P, performants et très utilisés. L'utilisateur va alors télécharger le fichier et par exemple pouvoir visionner les 2 premières minutes puis sera invité à payer 2 € pour pouvoir voir le fichier dans son intégralité. Ou alors le site d'un festival, comme celui du festival Cinéma Nouvelle Génération pourra proposer en VOD les films en compétition. PUMit, lui, se rémunère sur un pourcentage fixe par unité achetée et pour chaque visionnage.

    Pourquoi PUMit a un avenir prometteur : Idéal pour les producteurs indépendants, adapté aux nouvelles attentes de tester avant de payer pour un téléchargement, répondant à un besoin d'économie de bande passante, simple et souple, PUMit est un système très séduisant, tant pour l'utilisateur que pour l'ayant droit.

    Pourquoi PUMit ne pourra pas devenir, en l'état, un standard pour la distribution de films sur Internet : Accessible seulement pour les utilisateurs de PC, les adeptes de Mac devront attendre. Le multi-plateforme demeure cependant un gage de réussite pour les futurs systèmes de distribution de contenu sur Internet.

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    23
    05
    2007

    Vers une maturité de l’offre de films sur le net aux USA ?

    Article publié le 23 mai 2007
    sur le site de référence pour la distribution des contenus numériques sur Internet, Ratiatum.
    Lire l’article 1/2 & 2/2

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    27
    03
    2007

    NBC & News Corp: response against YouTube?

    The news popped up on Thursday, March 22. NBC and News Corp, the two industry giants in media and entertainment are joining forces to build a new network for showing their content on the Web. The announcement comes barely a week after Viacom filed a copyright-infringement lawsuit against YouTube. In the battle between new and old media, it's getting pretty busy. The online video market builds itself up. Alliances are made. The nine-year-old law meant to govern copyright in the digital age (the DMCA of 98) seems already outdated. But one thing is sure, a businness model is imposing itself on the Internet: free content financed by advertising.

    The Web site is supposed to be launched in the US at the beginning of the summer 2007. It has not been named yet. NBC and News Corp's content will also be broadcasted on Web portals like AOL (Time Warner), MSN (Microsoft), MySpace (News Corp) and Yahoo. The two groups' TV shows, video clips and movies (Universal Picture and 20th Century Fox) will be available for free in streaming. The customers will be able to pay and download to own some movies, like on the Apple's iTunes Store. Furthermore, the users will have the possibility of uploading their own videos. NBC and News Corp will split advertising revenue and the host sites will get a cut from the advertising that is shown on their sites.

    Is it really a response against YouTube? News Corp President Peter Chermin says it is not designed to be a YouTube-killer. In fact, he spoke with Google (YouTube parent company) chief executive Eric Schmidt about joining the venture. We don't know the negotiations' result yet. The objective seems to be a broadcasting over many sites. The image quality on the partners' sites could make the difference. However, even with lesser quality videos, can YouTube hegemony be offset? And is that really the point?

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    27
    03
    2007

    NBC & News Corp : riposte anti-YouTube ?

    La nouvelle est tombée jeudi 22 mars. NBC et News Corp, les deux géants américains des médias, s'allient pour créer un nouveau réseau de diffusion de leurs contenus vidéos sur Internet. Le projet a été annoncé à peine une semaine après que Viacom ait déposé plainte contre YouTube pour violation des droits d'auteur. Dans le conflit qui oppose nouveaux et anciens médias, les actions fusent. Le marché de la vidéo en ligne s'organise. Les alliances se forment. La loi américaine relative au droit d'auteur à l'ère numérique (la DMCA de 98) est sur la sellette. Mais une chose est sûre, un modèle économique est en train de s'imposer sur Internet : le contenu vidéo gratuit, financé par la publicité.

    Le lancement de la plate-forme de diffusion est prévue pour le début de l'été 2007, outre-Atlantique. Le projet n'a pas encore de nom définitif. NBC et News Corp distribueront également leur contenu sur plusieurs portails Internet, comme AOL (Time Warner), MSN (Microsoft), MySpace (News Corp) et Yahoo. Programmes télévisés, vidéo-clips et films (Universal Picture et 20th Century Fox) des deux groupes seront disponibles gratuitement en streaming. Certain films pourront être téléchargés et conservés contre paiement, à l'image de l'iTunes Store d'Apple. De plus, les internautes auront la possibilité de mettre en ligne leurs propres vidéos. Selon le modèle envisagé, la plate-forme sera donc financée par la publicité qui apparaîtra sur les portails.

    Peut-on qualifier cet accord de « riposte anti-YouTube » ? Peter Chermin, directeur exécutif de News Corp, certifie le contraire. Il a d'ailleurs contacté Eric Schmidt, le patron de Google (propriétaire de YouTube), pour lui proposer de se joindre à l'initiative. Le résultat des négociations est encore inconnu. L'objectif semble être une diffusion sur le plus de supports possibles. La qualité de l'image sur les sites partenaires pourrait faire la différence. Cependant, même avec des vidéos de moindre qualité, l'hégémonie de YouTube peut-elle vraiment être contrebalancée ? Et est-ce vraiment le propos ?

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    4
    03
    2007

    Le P2P au service d'Hollywood

    Depuis lundi, il est possible de télécharger des films en toute légalité sur le site de BitTorrent. La compagnie a finalement réussi à convaincre les studios hollywoodiens de sa bonne foi, moyennant tout de même quelques concessions. L'offre de distribution numérique de films ne semble pas encore prête à s'ajuster à la demande.

    Le site BitTorent.com propose plus de 3.000 films, issus des catalogues de la 20th Century Fox, Paramount, Warner Brothers et MGM, disponibles légalement, moyennant 3,99 dollars pour les nouveautés et 2,99 dollars pour les films plus anciens, comme « Reservoir Dogs ». Une fois le film sur l'ordinateur, il expire sous 30 jours suivant l'achat ou 24 heures après le début du visionnage. Il s'agit d'un service de location. Pas d'achat possible. Les majors en auraient exigé un prix trop élevé pour être attractif.

    L'avantage de BitTorrent réside dans sa rapidité de téléchargement. Cette technologie peer-to-peer (P2P), introduite par M. Cohen en 2001, permet le transfert depuis différents « pairs » pour un même fichier (multisourcing) et le morcellement du fichier en blocs. Le réseau montre toute son efficacité lorsqu'il y a beaucoup d'utilisateurs. Plus il y a de monde qui télécharge, plus il y a de monde qui partage. Dans son dernier communiqué de presse, la société dénombre 135 millions clients existants. Reste à savoir si ces anciens utilisateurs, habitués à se servir de BitTorrent pour obtenir gratuitement des films pirates, seront massivement séduits par cette nouvelle formule payante. Le peu d'utilisateurs du service pourraient alors atténuer l'avantage comparatif de BitTorrent sur ses concurrents.

    Le marché de la distribution de films par Internet commence à prendre forme. Certains sites de vidéo à la demande (VOD), proposent les films à la location et à l'achat (Amazon Unbox, Movielink), avec des formules d'abonnement (MovieFlix, Vongo), avec la possibilité de graver le film sur DVD (CinemaNow). D'autres sites se définissent plutôt comme des magasins en ligne, avec système et terminal de lecture propriétaires (iTunes Store, Xbox Live Marketplace). Des acteurs hybrides (Blockbuster, Netflix) proposent aussi un système d'abonnement, de location et d'achat de DVD en ligne, mais avec distribution postale. Enfin, des portails vidéos offrent du contenu posté par les internautes (à l'image du désormais célèbre YouTube), avec du contenu professionnel à l'achat ou à la location (Google Video). Les modèles économiques varient donc sensiblement. Mais BitTorrent et ses rivaux ont tous en commun un même défi : prouver à l'internaute que louer un film en ligne est plus convivial et moins contraignant que de se déplacer au vidéo club. Ils doivent également rivaliser avec le téléchargement illégal, qui demeure important.

    Mais comment convaincre des internautes habitués à obtenir les films gratuitement, à choisir dans un vaste catalogue, à pouvoir lire les vidéos sur n'importe quel terminal et les échanger avec leur entourage en toute liberté. Selon BitTorrent, 34 pour cent des utilisateurs de leur système seraient prêts à payer pour un service légal garantissant la qualité des fichiers. Cependant, les handicaps demeurent. Les DRM imposées par les studios ne permettent de visionner le film téléchargé que sur un seul ordinateur. Pas de possibilité de transférer le ficher par Internet, vers un autre poste ou même vers un baladeur numérique. Des solutions de distribution sans DRM (à l'image de l'initiative de Warner Music France) seraient à l'étude avec les partenaires. Mais rien n'est encore fait. En outre, la pauvreté du catalogue, l'absence de médiation œuvre-public, le manque de contenu gratuit, laissent à penser que l'offre n'a pas réellement cherché à comprendre la demande.

    BitTorrent arrive tout de même à innover en s'appuyant de manière paradoxale sur le réseau P2P pour proposer une offre payante, tout comme Peer Impact le fait depuis août 2005. Même si des firmes non-affiliées à BitTorrent continuent à proposer des films pirates via des versions et des sites Internet du logiciel open source, l'entreprise californienne entend bien gagner en respectabilité et vendre la technologie à d'autres magasins de films en ligne ou directement aux studios. BitTorrent permet en effet de transmettre des fichiers lourds pour un coût très inférieur à celui des autres systèmes actuellement sur le marché.

    Les studios hollywoodiens, quant à eux, entendent bien remettre les pirates sur le droit chemin de l'offre légale. L'essentiel n'est-il pas de participer ! Reste à voir si le public suivra.

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    4
    03
    2007

    When P2P Gets Work in Hollywood

    On Monday, it was possible to download movies legally on the BitTorrent Web site. The company finally succeeded in convincing the Hollywood studios of its sincerity, in return however for some concessions. Supply of digital film distribution doesn’t seem ready to adjust itself to demand just yet.

    The online media store offers around 3,000 movies legally available for purchase, coming from 20th Century Fox, Paramount, Warner Brothers and MGM. New releases cost $3.99, while older movies like « Reservoir Dogs » cost $2.99. Once the films are on the personal computer, they expire within 30 days of purchase or 24 hours after the buyer begins to watch them. BitTorrent only rents movies; it doesn’t permit users to buy outright digital copies. The studios wanted to charge prices that would be too high for most consumers.

    BitTorrent’s big advantage lies in its speedy downloads. This peer-to-peer (P2P) technology introduced by Mr. Cohen in 2001 allows a single file to be broken into small fragments that are distributed among computers. To be efficient, there have to be many users connected. The more people are downloading, the more people are sharing. In its last press release the company said the user base number was 135 million. It is still not sure if the previous users, accustomed to using BitTorrent to obtain free pirated movies, would be willing to pay for this new formula en masse. Having fewer customers would then reduce the comparative advantage of BitTorrent with regard to its competitors.

    The market of film distribution through the Internet is starting to take shape. Some video on demand (VOD) Web sites offer movies to rent and buy (Amazon Unbox, Movielink), with subscription fees (MovieFlix, Vongo) and with the possibility to burn a DVD (CinemaNow). Some other sites are more online stores with proprietary systems and devices (iTunes Store, Xbox Live Marketplace). Then, some hybrid actors (Blockbuster, Netflix) propose online subscribtion, renting and buying of DVDs, but with postal distribution. Finally, some video sites offer user-generated content (like the now-famous YouTube), with some professional content for buying or renting (Google Video). Thus, there are various business models. However, BitTorrent and its rivals all face the same challenge: they must get consumers to look at this as a better and more reliable way to watch a movie as compared to renting a DVD. There is also the illegal economy in pirated video content, whose size dwarfs that of the legal online media stores.

    But then, how to convince people used to snatching up files off the Web with virtually no DRM and at no cost, to choosing among a vast programming, to reading the videos on any terminal and to exchanging them freely with peers? According to BitTorrent, 34 percent of its users would pay for content if a comprehensive, legal service were available. Some problems lie nevertheless in the way. The DRM imposed by the majors allow the film to be watched on only one computer. It is not possible to transfer the file through the Internet, to another PC or even a portable device. BitTorrent and its partners would probably explore DRM-free options. But nothing is done yet. What is more, the programming poverty, the absence of public-work mediation, the lack of free content, lead one to think that supply did not really try to understand demand.

    BitTorrent, however, successfully innovated by using the P2P network in a paradoxal way to propose a legal offer, as Peer Impact has done since August 2005. Even if companies not affiliated with BitTorrent continue offering pirated movies via versions and Web sites of this open source software, the firm wants to gain respectability and to sell the technology to other media stores and to the studios themselves. Indeed, it can help content companies transmit big files for significantly less money on a cost-per-basis than other content delivery companies.

    The studios hope the new system will put a dent in the illegal trading of their content. What’s most important is to participate, isn’t it? We will now see if the public follows.

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    27
    01
    2007

    Netflix to Deliver Streaming Movies to the PC

    Netflix, the US giant online system for renting DVDs delivered by mail, said in a press release, last January 16, that it would introduce, from the beginning of June, a service to deliver movies and television shows directly to users’ PCs, as streaming video. It is not a new source of income but a way to widen publics and distribution devices. Despite few restrictions (service exclusively available in the US and not yet accessible to the Mac OS users), the stakes are pretty high.

    The service is free. It is only an added bonus for the customers. The streaming viewing hours depend on the subscription fee. For example, the bulk of Netflix’s subscribers, who pay $18 a month and are allowed to keep three movies at home at all times, will receive 18 hours of free watching every month.

    Netflix chose the instant delivery offered by streaming technology over downloads, which can take a while, because it would encourage subscribers to use the system to browse the catalog and discover new movies. If they do not like a movie, they can stop it and will be charged only for the minutes they actually watched.

    Like most other electronic distribution services, Netflix’s system will however work initially only with a limited catalog – about 1,000 movies and television shows, only a tiny fraction of the more than 70,000 titles that Netflix offers for rent. Over time, Netflix hopes to expand the catalog of titles and make the service available on other hardware and software combinations, including set-top-boxes, television screens and portable devices.

    Netflix is entering a more crowded market that includes not only the likes of Apple and Amazon, but also MovieLink, CinemaNow and video-on-demand services offered by cable companies. But the company wants to make sure it gets a toehold in the embryonic world of Internet movie distribution. With its business model based on free suscription, Netflix has a product that compares well with those of competitors. But DVD supply remains the top priority market. Online film distribution still has to solve some technological (formats, compatibility, convergence) and commercial (piracy) problems, that are keeping the market from developing more quickly.

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    27
    01
    2007

    Netflix va distribuer des films en streaming sur le PC

    Netflix, le géant américain de la location de films sur Internet, a annoncé dans un communiqué de presse, le 16 janvier dernier, qu’il allait proposer à ses abonnés à partir de début juin, un service de visionnage de films et séries TV en streaming pour PC. Pour l’instant, il ne s’agit pas d’une nouvelle source de revenu mais d’un moyen d’élargir publics et plates-formes de distribution. Malgré quelques restrictions (service disponible exclusivement aux Etats-Unis et pas encore accessible aux utilisateurs de Mac OS), l’enjeu est de taille.

    Le service est gratuit. Ce n’est que du bonus pour les clients. Les heures de visionnage en streaming sont fonction du prix de l’abonnement. Par exemple, avec le forfait le plus populaire de Netflix, l’abonné, qui paie 18 dollars par mois pour une location illimitée de DVD avec la possibilité de louer trois films à la fois, pourra, pour le même prix, visionner jusqu’à 18 heures de films par mois.

    Netflix a opté pour le mode de distribution instantanée offert par la technologie du streaming qui permet de commencer à visionner le film avant que la totalité du programme ait été téléchargée. Les abonnés peuvent alors sauter des passages ou arrêter s’ils n’aiment pas, ne sera décompter que ce qu’ils auront réellement visionné. Le système, conviviale et flexible, permet donc aux internautes de tester et découvrir les films du catalogue.

    Comme la plupart des services de distribution électronique, le service commence toutefois avec un catalogue limité ; environ 1000 films et émissions TV, ce qui représente une infime partie des 70 000 titres que Netflix propose à la location. L’objectif à court et moyen terme est d’élargir le catalogue et de rendre le service accessible sur d’autres supports, comme des set-top-box, écrans TV ou autres périphériques mobiles.

    Netflix rentre dans un marché de niche déjà surchargé avec des acteurs comme Apple et Amazon, mais aussi MovieLink, CinemaNow et les services de vidéo à la demande du câble. Mais l’entreprise veut s’assurer de faire partie des précurseurs du monde embryonnaire que représente la distribution de films par Internet. Avec son modèle économique basé sur la gratuité, il s’assure un avantage comparatif face à ses concurrents. Mais la distribution de DVD reste le marché prioritaire. La distribution en ligne de films doit encore résoudre des problèmes technologiques (formats, compatibilité, convergence) et juridiques (piratage), qui freinent l’évolution de ce nouveau marché.

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    27
    11
    2006

    La distribution des films par Internet : l’innovation est ailleurs…

    Article publié le 25 novembre 2006

    dans la revue électronique sur les questions de société liées aux nouvelles technologies, Homo Numericus.

    Lire l’article

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    1
    02
    2006

    Quel futur pour le droit d’auteur à l’ère du numérique ?

    Alors qu’en France, le Parlement doit bientôt se prononcer quant à sa nouvelle loi sur le droit d’auteur dans la société de l’information, la commissaire européenne chargée des médias et de la société de l’information a suggéré une piste qui pourrait élargir le débat.

    Viviane Reding propose d’opter pour une réglementation européenne unique et d’abandonner le principe de territorialité de la protection du copyright. « Il ne peut y avoir une industrie du contenu forte sans des règles de propriété intellectuelle fortes. Or nous en avons aujourd’hui 25 différentes en Europe ! Cela ne nous aide pas à créer un marché unique. »

    Un diffuseur britannique, par exemple, pourrait alors vendre ses services de vidéo à la demande dans toute l’Europe en se fondant sur la seule législation britannique, et sans avoir à se proccuper des 24 autres.

    Cependant, aujourd’hui, les barrières sont nombreuses. L’obtention des droits pour la diffusion numérique des œuvres est déjà très complexe. Il faut refaire les contrats, retrouver tous les ayants droits, obtenir les autorisations. Si l’on ajoute à cela les dissemblances juridiques entre Etats, la distribution de produits culturels via Internet, transnational par essence, devient périlleuse. D’où la prolifération et le succès des systèmes de peer-to-peer.

    Concrètement, à l’heure actuelle, la Commission européenne a voté en juin 2001 une directive, que les Etats devaient transposer dans le droit national à partir de décembre 2002 pour adapter sa législation sur le droit d’auteur à l’ère des nouvelles technologies. Petit rappel : une directive lie tout Etat membre destinataire quant au résultat à atteindre, tout en lui laissant la compétence quant à la forme et aux moyens. En d’autres termes, la directive montre la direction mais les Etats membres décident de l’application nationale. Chaque Etat a donc adapté sa législation suivant ses priorités, ses orientations, sa philosophie.

    Il serait certes plus facile, d’un point de vue économique, d’harmoniser le droit d’auteur au niveau européen. Cela enlèverait beaucoup de freins pour les diffuseurs et distributeurs de contenu. Les 25 Etats membres sont d’ailleurs d’accord sur les fondements de la directive européenne. Mais comment unifier les deux visions du droit d’auteur français et du copyright anglo-saxon qui divergent dans leurs fondements ? Comment allier l’exception culturelle et l’ultralibéralisme ?

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