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THE FUTUR OF DIGITAL CONTENTS' DISTRIBUTION
  • Sophie Boudet-Dalbin

    Docteur en sciences de l'information et de la communication (SIC) de l'Université Paris 2 Panthéon-Assas, je travaille sur la distribution des contenus numériques.

    Ma recherche doctorale, pluridisciplinaire, est une étude prospective qui vise à trouver des solutions concrètes pour la distribution des films par Internet, en mesure de dépasser les stéréotypes et de réconcilier les motivations et contraintes des divers acteurs économiques, créateurs, publics internautes et entités nationales.
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    Doctor in Information and Communication Sciences at the University Paris 2 Panthéon-Assas, I focus on digital content distribution.

    My PhD, multidisciplinary, aimes at finding concrete solutions for digital distribution of films, that would outreach stereotypes as well as reconcile the motivations and constraints of the various economic actors, creators, audience, Internet users and national entities.


  • Articles taggés avec ‘Web 2.0’

    31
    07
    2009

    Les jeunes d’aujourd’hui : superficiels et nombrilistes ?

    kiosque_7« Une étude parue en février 2008 dans le journal Psychological Science entend démythifier l’idée selon laquelle notre génération – les natifs des années 1980 – serait narcissique. (…)

    Cette recherche a été menée, en partie, par réaction au travail de la psychologue Jean M. Twenge, auteur de Generation Me. Elle y soutient que l’essor de l’éducation à l’estime de soi des années 1980 et 1990 a donné naissance à des jeunes qui « ont le langage du moi pour langue maternelle ». (…)

    Aux yeux de Twenge, notre génération est fondamentalement un sous-produit des baby-boomers, qui avaient fait de l’ « amour de soi » un signe distinctif. Nous sommes les petits monstres des expériences hippies de nos parents. (…)

    La tendance de notre génération à l’introspection me paraît le produit d’un égotisme de circonstance, non intrinsèque. Il est tellement plus simple de rédiger son profil sur Facebook que de réfléchir à la meilleur solution aux problèmes du Pakistan ! Nos parents avaient leurs propres exaltations – la drogue, les bringues, la vie en famille – mais ils les affichaient beaucoup moins. Du fait des innovations technologiques, nos expériences narcissiques ont tendance à apparaître en toutes lettres. Et, pour garder un peu prise sur ce monde incontrôlable, certains d’entre nous s’investissent dans leurs petits projets (…) pour éviter les questions plus profondes (…).

    Il n’y a rien d’étonnant à ce que notre génération ait choisi à deux contre un Obama lors des primaires démocrates. Nous avons soif d’un homme qui nous dise que le changement dépend de nous, que nous avons notre place dans l’espace public, que nous devons lever les yeux de nos écrans d’ordinateurs, retrousser nos manches et nous impliquer dans la vie citoyenne. (…)

    Lorsque nos parents réfléchissaient sur le monde et y cherchaient leur place, les appartements étaient abordables, les emplois nombreux, le sida n’existait pas et « terrorisme » n’était pas un mot banal. (…) Personne n’attendaient d’eux qu’ils définissent leurs buts dans la vie ou rédigent un CV compétitif pour entrer à l’université dès l’âge de 17 ans. (…)

    A l’évidence, nos parents sont passés maîtres dans l’art de l’examen de conscience ; mais ils n’ont pas toujours mis en pratique leurs « philosophies de la vie pleines de sens », comme en témoignent ces anciens hippies au volant de Range Rover qui dépensent des fortunes dans des retraites bouddhistes qui se trouvent par bonheur faire aussi office de thalasso. (…)

    Des questions difficiles pour une époque difficile, mais nécessaires et même potentiellement enthousiasmantes. Notre aptitude à les affronter transcende les scores de narcissisme que nous prêtent ces messieurs de la faculté. Ce sont ses idées et ses actions, pas les chamailleries des psychologues, qui décident de l’héritage que laisse une génération. Appelez cela du narcissisme, mais j’ai comme le sentiment que le nôtre sera assez sensatiennel. »

    MARTIN Courtney E., « Petit éloge de la « moi génération » « , Books, n°7, juillet-août 2009, p. 56-57.

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    4
    09
    2008

    Et si on refaisait le web ! (Part 2)

    Sur son blog Kindalab Manu Vila remet ça. Il nous livre le deuxième épisode de sa trilogie, qui n’ambitionne rien de moins que de refaire le web.
    Bien plus que de la science fiction, Manu nous livre ici son message visionnaire : des communicateurs, un web horizontal, un cinquième pouvoir…
    Explication en images :

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    31
    07
    2008

    Le web est mort, vive le web !

    Sur son blog Kindalab, Manuel Vila nous expose, dans un premier épisode vidéo, sa vision du web de demain. Certains l’appellent « web 3.0″, d’autres évoquent le « web sémantique ». Une chose est sûre, Internet, tel que nous le connaissons aujourd’hui, est amené évoluer. Voici donc la vidéo explicative d’un Web Orienté Objet résolument plus intelligent.

    Et comme j’ai prêté ma voix à cette petite production, vous allez pouvoir me dire si vous pensez que je peux faire carrière dans le doublage, si je devrais m’orienter vers le professorat ou bien plutôt le téléphone rose…

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    15
    01
    2008

    Mais où va le web !?

    Depuis quelque temps, je travaille sur un projet d'article autour du « web 3.0″, une nouvelle évolution d'Internet.

    Bon alors, vous allez me dire « c'est quoi ça, le web 3.0 ? Ah bon, mais je savais même pas qu'il y avait un web 2.0 ! Et puis ça veut dire quoi au juste tout ça !? ».

    Je vais vous épargner les termes techniques et autres explications « geek ». Mais il est en tous cas essentiel de comprendre le monde virtuel dans lequel nous évoluons.

    Disons que, depuis ses débuts, Internet a connu une certaine évolution. C'est ce qu'on a appelé l'ère du web 2.0. De la simple vente de chaussures sur un site, il est désormais possible de commander l'édition d'un livre « à la demande » sur Amazon. Après l'appropriation de la toile par les entreprises, ça a été au tour des utilisateurs, avec les réseaux sociaux et le « user generated content ». Internet est devenu plus conviviale.

    Admettons ; mais alors certains commencent à parler de « web 3.0″ et de « web sémantique ». kezako !? Mythe ou utopie concrète ?

    Du coup il va me falloir finir mon article pour pouvoir vous expliquer tout cela bien clairement… Mais pour commencer, voici une petite vidéo expliquant très simplement ce qu'est le web sémantique, un projet de web intelligent :

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    4
    05
    2007

    MIT International Conference about Web 2.0

    The weekend of April 27-29, 2007, the international conference MiT5: Creativity, Ownership and Collaboration in the Digital Age was held at the Massachusets Institute of Technology in Cambridge, USA. Various digital technologies and internet specialists were gathered to think about the Web 2.0's social, economical and legal implications. All with the same questions. Are we really in a new era? What is this new culture? How can we make the best of it? What traps should we avoid?

    Web 2.0: Not so new

    The now very trendy term « Web 2.0″ expresses the promise of a new Internet version. This is maybe not a revolution but there are undeniable evolutions. How do we understand the difference between marketing buzz and real social transformations? What is really new with the Web 2.0?

    Communication is the key word. There is nothing new in the desire to meet people and build communities. However, the Internet users can now express their preferences and interact with (virtually) the entire world, with sites like MySpace, by posting a commentary, voting, and sharing a file. The participatory culture reaches a new scale, with P2P systems in particular.

    User-generated content is also a great Web 2.0 novelty. It goes along with remix. With sites like YouTube that offer fast and simple tools, the « reuse culture » becomes widespread. It is no longer about reaffirming the authority of the original piece but illustrating the intention of the new one. No more passive contemplation, it is an open call to join in. Thus, the media convergence goes along with a producer-consumer convergence.

    As long as there have been humans, individuals have gathered in order to collaborate, think and act. Since the last few years, a new kind of collective intelligence appeared, in a way that would have never before been possible. The free collaborative encyclopedia Wikipedia shows the power of the Internet that makes it possible for experts and non-experts to collaborate and produce a quality content accessible to all (the ones who are connected to the Internet…).

    The business world is also part of this new gathering, with sites like eBay or Amazon. From now on, as Chris Anderson explained it with his Long Tail concept, there is room for all products, no more storage problems. All niche[s] markets can make up a market share that rivals or exceeds the few bestsellers and blockbusters. From this abundance came the « culture snack », as defined by Wired magazine. « Pop culture now comes packaged like cookies or chips, in bite-size bits for high-speed munching. It's instant entertainment – and boy, is it tasty. »

    A new social activism appears. New social activists take hold of the Internet to criticize and offer an alternative to the capitalist system. The aim is to connect to the Web for political action and get off the Internet to act in the real world.

    While the Web 1.0 challenge was access, the Web 2.0 demands better understanding of the beneficiaries of all those changes and of the growing industry appropriation of the Internet.

    Copyright 2.0: Not so fair play

    New technologies change the way we see property. In cyberspace, value no longer lies in object but in access, the author is no longer individual but collective, the aim is no longer to safeguard the original but to create an evolving piece of art. How do we make two very different semantics of property coexist? What is the impact on our relationship to new technologies? How can copyright evolve?

    Copyright is based on a classical liberal framework with the notion of exclusive right. Digital copyright has threatened all that, through non-commercial users. The DRM tried to limit the bleeding. But the industry realizes its limits. It is now important to think about a way to compensate user-generated content. Collective licensing also appears as an interesting way of expressing a new copyright view.

    Aside from the legal repression, the industry has been attempting for a few years to educate the Internet users through anti-piracy campaigns which show users as criminals. Those actions seem to protect only the industry interests and raise the problem of
    the presence of corporations in classrooms. They shape how a whole generation sees new technologies. Then, fair use is not presented at all or is discussed as risky.

    The US copyright law, faced with technological changes, evolved along with court rulings. In 1984, the Supreme Court decision in the case Sony v. Betamax reaffirms fair use by allowing VHS recording and copying for personal use. In 2005, the case MGM v. Grokster rules on the P2P systems. A victory for the majors. One who distributes a device with the object of promoting its use to infringe copyright is liable for the resulting acts of infringement by third parties. Last March, Viacom filed a lawsuit, accusing Google of copyright infringement. If this goes to trial, the sentence will be decisive for the evolution of copyright and the Web 2.0.

    We must keep in mind that capitalist culture is part of the new technologies. Thus, as soon as we buy a computer, we are owned by a big corporation.

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    2
    05
    2007

    Conférence internationale au MIT sur le Web 2.0

    Le week-end dernier, 27-29 avril 2007, la conférence internationale MiT5: Creativity, Ownership and Collaboration in the Digital Age s'est tenue au MIT (Massachusets Institute of Technology) à Cambridge, USA. Divers spécialistes des technologies numériques et du média Internet y étaient réunis pour réfléchir sur les implications sociales, économiques et juridiques du Web 2.0. Tous avec les mêmes interrogations. Sommes-nous vraiment dans une nouvelle ère ? Quelle est donc cette culture émergente ? Comment en tirer le meilleur parti ? Quels pièges éviter ?

    Web 2.0 : pas si nouveau

    Le terme « Web 2.0″, désormais très à la mode, porte en lui la promesse d'une nouvelle version d'Internet. Il ne s'agit peut-être pas d'une révolution mais les évolutions sont indéniables. Comment faire la part entre buzz marketing et réels bouleversements sociaux ? Qu'est-ce que le Web 2.0 apporte de vraiment nouveau ?

    La communication est le maître-mot. Le désir de rencontrer des gens et construire des communautés n'a rien de nouveau, mais l'internaute peut maintenant exprimer ses préférences et interagir avec (virtuellement) le monde entier, par le biais de sites comme MySpace, en postant un commentaire, en votant, en mettant à disposition des fichiers. La culture participative atteint alors une nouvelle échelle, avec notamment les systèmes de P2P.

    La possibilité pour l'usager de soumettre son propre contenu (user generated content) est également une des grandes nouveautés du Web 2.0. Cela va de paire avec le remix. En mettant à disposition des outils simples et rapides, des sites comme YouTube généralisent la « culture du détournement ». Il ne s'agit plus de réaffirmer la crédibilité de l'œuvre originale mais d'illustrer sa propre démarche. L'intention n'est plus la contemplation passive, c'est un appel ouvert à la participation. Ainsi, la convergence des médias est couplée avec une convergence producteur-consommateur.

    De tous temps, les individus se sont unis afin de collaborer, réfléchir, agir. L'intelligence collective atteint aujourd'hui de nouvelles proportions. Le projet d'encyclopédie libre Wikipedia montre la puissance d'Internet qui permet de faire collaborer experts et amateurs pour produire un contenu de qualité accessible à tous (ceux qui sont connectés à Internet…).

    Le monde marchand est lui aussi touché par cette mise en commun d'une nouvelle ampleur, avec des sites comme eBay ou Amazon. Désormais, comme l'a montré Chris Anderson avec son concept de Long Tail, tous les produits ont leur place, plus de problème de stockage. Tous les marchés de niches réunis rapportent autant que les hits. De cette abondance est née la « culture snack », comme l'a définie le magazine Wired. L'industrie soigne l'emballage de produits que l'internaute va venir picorer frénétiquement.

    Un nouveau type d'activisme social voit alors le jour. De nouveaux acteurs sociaux s'emparent d'Internet pour critiquer et offrir une alternative au système capitaliste. L'enjeu est de rassembler dans le monde virtuel autour d'une action politique pour ensuite agir dans le monde réel.

    Tandis que l'enjeu du Web 1.0 était l'accès, les défis du Web 2.0 sont de savoir à qui vont profiter tous ces changements et d'être conscient de l'appropriation grandissante d'Internet par l'industrie.

    Droit d'auteur 2.0 : pas si fair-play

    Les nouvelles technologies bouleversent la notion de propriété. Dans le cyberespace, la valeur ne réside plus dans l'objet mais dans l'accès, l'auteur n'est plus individuel mais collectif, il ne s'agit plus de sauvegarder l'original mais de créer une œuvre évolutive. Comment faire coexister deux sémantiques de la propriété très différentes ? Quel impact sur notre relation aux nouvelles technologies ? Quelles évolutions possibles pour le droit d'auteur ?

    Le droit d'auteur s'est construit autour de l'économie libérale avec la notion de droit exclusif. La numérisation des données et la généralisation massive des échanges non commerciaux sont venues questionner la loi. Les mesures de protection technique (DRM) ont tenté de limiter l'hémorragie. Mais l'industrie réalise ses limites. Il apparaît désormais important de combler le vide juridique autour de la compensation des contenus amateurs. Les licences collectives semblent également un moyen intéressant de faire entendre une nouvelle vision du droit d'auteur.

    En plus de la répression juridique, l'industrie tente depuis quelques années d'éduquer les internautes à travers des campagnes d'éducation contre le piratage qui criminalise le public. Ces actions semblent ne protéger que les intérêts de l'industrie et soulèvent le problème de la présence des entreprises au sein de l'école. Elles façonnent l'appropriation des nouvelles technologies de toute une génération. Puis, pour ce qui est du « fair use », l'équivalent du droit de copie privée français, celui-ci disparaît totalement ou bien est présenté comme trop risqué.

    La loi américaine du droit d'auteur, confrontée aux évolutions technologiques, a évolué au fil des décisions de justices. En 1984, la décision de la Cour suprême, dans l'affaire Sony contre Betamax, permet d'établir le concept de « faire use » en autorisant l'enregistrement et la copie VHS à des fins non commerciales. En 2005, l'affaire MGM contre Grokster légifère sur les systèmes de P2P. Une victoire pour les majors. Toute personne qui distribue un dispositif en promouvant son utilisation pour violer le droit d'auteur peut désormais être tenue responsable pour toute violation de ce droit par les utilisateurs de ce système. En mars dernier, Viacom a déposé plainte contre YouTube pour violation des droits d'auteur. Si cela va jusqu'au procès, le jugement promet d'être décisif pour l'évolution du copyright et du Web 2.0.

    Il ne faut pas perdre de vue que la culture capitaliste fait partie intégrante des nouvelles technologies. Ainsi, dès l'achat d'un ordinateur, l'utilisateur est déjà enfermé dans une technologie propriétaire.

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